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Une femme de Kahnawake lance une épicerie d'aliments produits par des Autochtones

Une femme et un homme mohawks tiennent des tresses de maïs jaune et bleu.

Kahtehrón:ni Stacey, ici photographiée avec son conjoint Eugene Jacobs, a fondé une épicerie en ligne d'aliments produits par des Autochtones.

Photo :  CBC / Kahtehrón:ni Stacey

Radio-Canada

Kahtehrón:ni Stacey, une Kanien'keha (Mohawk) de Kahnawake, lance une entreprise de produits alimentaires cultivés et vendus par des Autochtones en Amérique du Nord. Cette épicerie en ligne se nomme Kaienthókwen, ce qui signifie « la récolte ».

Avec cette nouvelle entreprise, Kahtehrón:ni Stacey souhaite devenir une référence pour ceux qui veulent se procurer des aliments autochtones traditionnels ou contemporains.

Notre objectif est d'abord d'aider notre communauté à avoir plus d'options d'aliments et que notre nourriture traditionnelle soit plus accessible, affirme Kahtehrón:ni Stacey.

Je pense que ce qui est important aussi, c'est le commerce entre Premières Nations, ajoute Mme Stacey. Ça a toujours fait partie de notre manière de vivre, bien avant la colonisation.

La semaine dernière, elle a commencé à vendre sur Facebook certains produits en attendant que le site web qu'elle développe soit pleinement fonctionnel.

Kaienthókwen offre notamment de la préparation pour crêpes au riz sauvage et du sirop de bleuets sauvages produits par la compagnie Red Lake Nation Foods, des tisanes inuit de Northern Delights et des préparations pour pain frit et pour muffin au maïs bleu de l'entreprise Navajo Nation Flavors of the Hogan.

Avec l'aide sa famille, Mme Stacey récolte et vend également du maïs, de la courge et de la citrouille, des aliments importants dans les traditions kanien'kehaka.

S'assurer que les produits sont bel et bien cultivés par des Autochtones

Kahtehrón:ni Stacey a passé beaucoup de temps à faire des recherches sur les entreprises alimentaires autochtones afin de s'assurer que tout ce qu'elle vend provient des peuples autochtones.

C'est un vrai défi de trouver les entreprises alimentaires qui sont gérées par des Autochtones, soutient-elle.

Elle affirme que de nombreuses entreprises non autochtones se publicisent faussement comme autochtones. C'est une forme d'appropriation culturelle, dit-elle.

Vous verrez peut-être une boîte avec des dessins et des œuvres d'art autochtones, mais lorsque vous creusez un peu plus loin, ce n'est pas une compagnie autochtone, déplore-t-elle.

Ça peut parfois être vraiment trompeur pour les consommateurs qui recherchent des produits et des aliments autochtones et qui veulent soutenir des entrepreneurs autochtones. Ils doivent vraiment faire preuve de prudence, en particulier lorsqu'il faut commander en ligne.

Kahtehrón:ni Stacey

Un gage de souveraineté alimentaire

Professeure à l'Université de la Saskatchewan, Priscilla Settee étudie la souveraineté alimentaire autochtone depuis le milieu des années 1970 et donne des cours à ce sujet depuis plus de 10 ans.

Selon elle, des initiatives telles que celle-ci sont importantes pour assurer la souveraineté alimentaire au sein des Premières Nations.

[La souveraineté alimentaire autochtone] consiste à avoir de la bonne nourriture qui soit culturellement appropriée et à avoir le contrôle sur la production et la distribution de ces aliments.

Priscilla Settee, professeure à l'Université de la Saskatchewan

Priscilla Settee espère que la nouvelle épicerie Kaienthókwen encouragera d'autres membres des Premières Nations à lancer des entreprises semblables et que ça favorisera le commerce entre les différentes communautés.

D'après un texte de Lenard Monkman, de CBC News

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