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Enquête réclamée sur la discrimination basée sur le genre au sein de l'APN

Une femme sourit devant une œuvre d'art autochtone sur un mur.

La cheffe du conseil de la Première Nation Kwanlin Dün, Doris Bill, fait partie des élus réclamant une enquête sur les discriminations à l'APN.

Photo : Radio-Canada / Philippe Morin

Radio-Canada

Deux élus des Premières Nations font pression pour qu'une enquête indépendante soit menée sur les discriminations basées sur le genre et les orientations sexuelles au sein de l'Assemblée des Premières Nations (APN).

La chef de la Première Nation Kwanlin Dün au Yukon, Doris Bill, et le conseiller de la Nation Squamish en Colombie-Britannique Khelsilem proposent une résolution afin de déclencher cette enquête.

L'objectif est « de mettre fin à la discrimination fondée sur le genre et l'orientation sexuelle et à toutes les autres formes de violence, y compris la violence sexuelle, la violence latérale et l'intimidation dans l'organisation », peut-on lire dans la proposition de résolution.

Les chefs et les délégués de partout au pays voteront pour son adoption lors de l'assemblée générale annuelle de l'APN les 8 et 9 décembre.

Un homme en habit s'adresse aux journalistes.

Khelsilem, conseiller de la Nation Squamish

Photo : Radio-Canada

Mme Bill considère la résolution comme « une chance pour l'APN de montrer qu'elle est un chef de file dans la lutte contre les discriminations organisationnelles ».

Selon elle, les organisations et les communautés des Premières Nations ne sont pas à l'abri des problèmes de discrimination à l'interne. Elle souligne que de tels problèmes sont déjà survenus au sein de l'APN.

L'année dernière, Morley Googoo a été démis de ses fonctions comme chef régional de l'APN pour la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve après qu'une enquête a conclu qu'il aurait menacé et harcelé des femmes.

Morley Googoo a nié les résultats de cette enquête.

Le conseiller Khelsilem affirme que l'enquête proposée actuellement ne vise pas à poursuivre des personnes en particulier, mais à déterminer l'étendue des discriminations au sein de l'APN.

Nous ne savons pas tout ce qui se passe parce qu'il n'y a pas de système fiable pour tenir les gens responsables au sein de l'organisation.

Khelsilem, conseiller de la Nation Squamish

Nous pensons qu'il est temps de comprendre exactement ce qui se passe au sein de l'APN, dit pour sa part la cheffe Bill.

Doris Bill espère que les autres chefs de l'APN verront que cette résolution peut apporter des changements positifs.

Il y a beaucoup de jeunes qui ont le sentiment que l'APN ne les représente pas correctement et cette question est importante pour eux, dit-elle. Les jeunes ont besoin de se voir reflétés dans l'organisation. Les femmes ont besoin de se voir représentées dans l'organisation.

L'APN, avouons-le, elle est dominée par les hommes et l'a toujours été, ajoute-t-elle.

Le chef national de l'APN, Perry Bellegarde, a déclaré dans un courriel à CBC News qu'il considère cette résolution comme importante.

Je la soutiens et j'espère que les chefs de l'Assemblée en feront de même, a-t-il écrit.

Un échéancier de neuf mois proposé

La résolution proposée par les deux élus réclame une enquête en plusieurs étapes qui examinerait des allégations précises tout en cherchant également à identifier les problèmes systémiques.

Si la résolution est adoptée et mise en œuvre, trois enquêteurs indépendants devront être choisis par les conseils des femmes, des jeunes et des aînés de l'APN.

Un rapport final ainsi que des recommandations seraient attendus dans les neuf mois.

D'après un texte Chantelle Bellrichard de CBC News.

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