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Comment remédier aux « barrières systémiques » dans le monde universitaire?

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Le parcours scolaire des Autochtones est souvent parsemé d'embûches auxquelles ne font pas face les autres étudiants.

Photo : iStock / ijeab

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est la question que se sont posée des centaines de participants, de partout au Canada, mais aussi du Brésil, de l'Algérie, du Sénégal et de la France, notamment, réunis virtuellement jeudi pour faire état de ces obstacles qui font barrage aux Autochtones souhaitant poursuivre des études postsecondaires.

Le webinaire – dont la popularité a démontré la pertinence, selon les organisateurs – est la première activité d'une série de cinq menant au Forum national sur la réconciliation, qui doit se tenir pour la première fois au Québec du 21 au 23 septembre prochain.

Cette 6e édition du Forum, organisée par l’Université Laval et le réseau de l’Université du Québec, en partenariat avec de nombreuses organisations autochtones, fait écho aux travaux de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, qui considère l’éducation comme une des clefs pour faire progresser la réconciliation.

Pour nous, l'éducation, ce n'est pas évident, a concédé, au début de l'exercice, Michèle Audette, adjointe au vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes et conseillère principale à la réconciliation et à l'éducation autochtone de l'Université Laval.

C'est une relation qui fait peur, avec beaucoup de méfiance, de crainte et d'incertitude, a-t-elle expliqué, évoquant les traumatismes des générations qui ont précédé la sienne, dont les membres sont toujours vivants pour témoigner des horreurs subies dans les écoles résidentielles.

Si ces pensionnats n'existent plus aujourd'hui, il n'en demeure pas moins que les Autochtones qui souhaitent poursuivre un cheminement postsecondaire font face à de nombreux obstacles liés spécifiquement à leurs origines : déracinement, éloignement, isolement, racisme et, somme toute, une absence quasi totale de représentation dans les cursus, entre autres.

De tels obstacles agissent comme de puissants freins à leur cheminent scolaire; certains abandonnent les études en cours de route, d'autres n'osent même pas envisager d'en entreprendre tellement cette possibilité leur semble hors de portée.

Pendant le webinaire, 11 ambassadeurs de chacune des Premières Nations présentes au Québec ont d'ailleurs partagé leur expérience à titre d'étudiants universitaires. Ils ont relaté les préjugés et les difficultés auxquels ils se sont heurtés, mais ont proposé également différentes solutions pour que les universités et les instances du monde de l'éducation puissent poursuivre le processus de réconciliation.

Janet Mark, coordonnatrice des dossiers autochtones au service de la formation continue de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, et Robina Thomas, professeure à l'école de travail social et conseillère spéciale du président de l'Université de Victoria, en Colombie-Britannique, ont aussi pris part à une discussion animée par Alexandre Bacon.

L'objectif de ces webinaires est de pouvoir s'inspirer les uns les autres d'ici au Forum, a pour sa part indiqué, avec enthousiasme, Johanne Jean, présidente du réseau de l’Université du Québec. Elle estime que ces rencontres préparatoires devraient faciliter la prise d'engagements concrets par les instances qui participeront au Forum.

Le prochain webinaire, sous le thème de l'accessibilité des premiers peuples aux études supérieures, aura lieu le 4 février. L'inscription est gratuite, mais obligatoire.

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