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L’eau potable pour tous les Autochtones, une promesse impossible à tenir

Une femme autochtone remplit un bidon d’eau à une station de remplissage

Des stations de remplissage pour de l’eau potable sont chose courante dans les communautés autochtones isolées du Nord de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Radio-Canada

Le gouvernement Trudeau ne réussira pas à éliminer les 59 avis d'ébullition d’eau à long terme dans les communautés autochtones d’ici son échéancier en mars 2021. Il s’engage donc à investir 1,5 milliard de dollars pour terminer les travaux.

Le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, a beau répéter que l’accès à une eau potable sûre, propre et fiable pour tous les habitants de ce pays est une priorité absolue pour son gouvernement, il n’atteindra pas son objectif d’éliminer ces avis, malgré l’échéancier qu’il s’était fixé lors de son entrée au pouvoir il y a 5 ans.

Des 105 avis sur la qualité de l’eau potable à long terme en vigueur tout juste avant l’arrivée au pouvoir du parti libéral, en novembre 2015, il en reste 59 à éliminer dans 41 communautés.

« C'était une échéance ambitieuse dès le départ », a tenu à préciser le ministre Miller en conférence de presse mercredi. 

Le ministre a, en partie, blâmé la pandémie de COVID-19, tout en avouant qu’elle n’était pas la seule responsable de ce retard.

Les changements climatiques, l’embauche et la rétention de personnel qualifié dans les communautés éloignées ou isolées ont également joué un rôle dans les délais de livraison selon Marc Miller.

J'en porte la responsabilité et j'ai le devoir de le faire, ajoute-t-il. Selon lui, au-delà de l’échéancier, les communautés autochtones souhaitent un engagement à long terme de la part du gouvernement pour leur permettre d’obtenir de l'eau potable.

Glenda Stevens ne boit pas l'eau du robinet, mais s'en sert pour faire la vaisselle.

Problème d'eau potable sur la réserve autochtone anichinabée de Kitigan Zibi, au Québec. Glenda Stevens ne boit pas l'eau du robinet, mais s'en sert pour faire la vaisselle.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le ministre des Services aux Autochtones pense que 20 avis pourraient être levés d'ici la fin de l’année. Il s’attend à ce qu’il ne reste qu’une douzaine d’avis au printemps prochain.

Le montant annoncé mercredi est un ajout à l’enveloppe de 2,19 milliards de dollars existants permettant d’entretenir ou de réparer les systèmes d'aqueduc et d'égouts existants et d’en construire de nouveaux. De cette enveloppe, 1,65 milliard de dollars ont déjà été dépensés.

Inquiet des relations entre la GRC et les Inuit au Nunavut

Le ministre Miller a aussi été questionné par les journalistes au sujet d’un incident survenu en juin dernier à Kinngait, au Nunavut, où un Inuk a été frappé par une porte ouverte d'une voiture de la GRC.

Selon une enquête indépendante du Service de police d’Ottawa (SPO), l'usage de la portière lors de l'arrestation était accidentel.

J'ai vu ce que j'ai vu, a simplement dit le ministre, de toute évidence sceptique devant les conclusions de l'enquête.

Invité à développer sa pensée, le ministre a ajouté que ce que les citoyens constatent c’est que ce ne sont pas des incidents qui sont uniques et isolés et ça mine leur confiance.

Ça renforce ce sentiment d’être déçu par les forces qui sont censées protéger tous les Canadiens de façon égale.

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