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Trois centres d’hébergement pour étudiants autochtones

Des gens sont assis à une table.

Le gouvernement du Québec souhaite améliorer l'accessibilité aux études supérieures des membres des Premières Nations.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement Legault investira 18,4 millions de dollars pour soutenir la construction de trois centres d'hébergement pour étudiants autochtones dans la province.

Cette somme sera attribuée à la Société immobilière du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec qui veillera à la réalisation des trois projets.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann, en a fait l’annonce vendredi après-midi en compagnie du ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, et du président du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec, Philippe Meilleur.

Un premier centre d'hébergement sera construit à Trois-Rivières, en Mauricie, et il comptera 40 unités de diverses dimensions, de studios jusqu'à des unités de six pièces et demie, selon le communiqué de presse. Le bâtiment sera situé à proximité du Cégep de Trois-Rivières et de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Un second centre verra le jour à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, et il offrira 32 unités d’habitation allant aussi de studios à des logements de six pièces et demie. Il sera aménagé sur les terrains du Cégep de Sept-Îles.

Les travaux débuteront au printemps 2021 pour une ouverture officielle en août 2022.

L'emplacement du troisième projet n’a pas encore été déterminé. La décision sera prise éventuellement en collaboration avec les partenaires autochtones. Il pourra accueillir ses premiers étudiants à l’automne 2025.

Rendre les études plus accessibles

La ministre Danielle McCann affirme d’emblée que sa priorité est d’accroître l’accessibilité aux études supérieures.

« Déjà, notre ministère a des programmes de soutien et d’intégration des étudiants autochtones dans 25 cégeps et huit universités. Mais, on le sait, il faut en faire davantage. »

— Une citation de  Danielle McCann, ministre de l'Enseignement supérieur

Selon elle, ces centres contribueront à éliminer les obstacles qui freinent la poursuite des études de nombreux Autochtones au Québec.

Danielle McCann assise à la table de presse.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann.

Photo : Radio-Canada

Ces centres d’hébergement vont améliorer l’accessibilité aux études supérieures pour l’ensemble des élèves adultes et des étudiants des Premières Nations. Elles vont permettre d’encourager également la persévérance scolaire et la réussite éducative des étudiants autochtones dans le respect de leur réalité, a-t-elle déclaré.

Mme McCann affirme que le développement de ces centres permettra également de répondre à d’autres besoins, tels que favoriser l’inclusion, fournir de l’accompagnement aux Autochtones pendant leurs études, offrir des logements abordables, donner des services culturellement pertinents et rejoindre toute la famille.

Un filet de sécurité

En conférence de presse, le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a souligné que 30,5 % des membres des Premières Nations ne détiennent aucun certificat. L’annonce du gouvernement vise justement à bonifier la diplomation.

« C’est une réponse directe aux constats de la commission Viens. Il est important d’agir pour accroître la réussite scolaire chez les Autochtones. »

— Une citation de  Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones

De plus, il soutient que ces projets permettront également de créer un filet de sécurité social, académique et culturel.

Parce que poursuivre ses études signifie souvent de quitter sa communauté, parfois même ses enfants, cela signifie affronter la solitude, l’isolement et les défis de la transition vers la vie en milieu urbain, a-t-il fait remarquer.

Ian Lafrenière à la table de presse.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.

Photo : Radio-Canada

Il a souligné que la construction de ces centres d’hébergement découle d’un sondage effectué il y a quelques années dans lequel 57 % des répondants disaient vouloir vivre dans un projet communautaire, 86 % désiraient vivre dans un logement au lieu d’une seule chambre comme dans bien des résidences et, finalement, 81 % nécessitaient un logement de type 4 ½.

C’est une innovation ce qu’on fait aujourd’hui. Il n’existe pas vraiment de résidences de ce type et on en est très fiers. On veut changer les choses et on se donne les moyens de le faire, s’est-il enthousiasmé.

Les spécificités autochtones

De son côté, Philippe Meilleur s’est réjoui du fait que la construction de ces établissements entraîneront la création de milieux de vie pour les Autochtones.

« Les nombreuses commissions d’enquête sont sans équivoque. Nous devons offrir des services et des lieux qui sont pensés en fonction des réalités spécifiques aux Autochtones. Le statu quo est inadmissible. »

— Une citation de  Philippe Meilleur, président du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec
Philippe Meilleur assis à la table de presse.

Le président du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec, Philippe Meilleur.

Photo : Radio-Canada

M. Meilleur indique que l’esprit architectural des projets a été conçu de manière à refléter les cultures, de créer des symboles et d’ancrer la présence des Premières Nations dans les villes, tout en préservant l’intimité des lieux pour ses habitants.

Il dit travailler à offrir des services créés par et pour les Autochtones comme de l’accompagnement psychosocial, du soutien parental et familial, des locaux communautaires et des activités.

L’éducation demeure la principale clé pour briser des cycles de vulnérabilités, a-t-il lancé.

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