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Principe de Joyce : l'APNQL ne lâche pas prise

Une homme portant des lunettes parle devant un écran où est projeté une présentation.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador demande aux partis siégeant à l'Assemble nationale d'agir pour protéger la santé des Autochtones.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Pas question d’accepter la « mesquinerie partisane » dans le dossier de l’accès aux soins de santé physique et mentale pour les Autochtones, affirme Ghislain Picard, chef de l’Association des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL).

Celui-ci réagissait jeudi, par voie de communiqué, au rejet d’une motion déposée mardi sur ce qui est appelé le Principe de Joyce, en référence à Joyce Echaquan, morte à l’hôpital de Joliette.

La motion visait non seulement à souligner la mort de cette femme autochtone, mais aussi à ce que l’Assemblée nationale reconnaisse qu'il est de la responsabilité de tous de lutter contre le racisme systémique et que la majorité des recommandations du Principe vise les compétences du gouvernement provincial.

La CAQ nie depuis son arrivée au pouvoir qu'un racisme systémique existe au Québec; sans surprise, il n’y a pas eu de consensus sur la motion, mise de l’avant par le député libéral Gregory Kelley après une demande de la part de la nation atikamekw – dont était membre Mme Echaquan –, et le texte a donc été rejeté.

Cela n’empêche pas l’APNQL de revenir à la charge, en parlant du Principe de Joyce comme  d’un ensemble de propositions concrètes exigées par sa Nation […], dans un contexte de racisme inacceptable qui a bouleversé le Québec entier.

L’appel est lancé, donc, à tous les partis politiques, pour qu’ils unissent leurs forces vers l’adoption et la mise en œuvre rapides du Principe de Joyce.

Le Principe propose aussi d’imposer des formations obligatoires aux différents professionnels de la santé pour mieux saisir les réalités autochtones, la mise sur pied de campagnes de sensibilisation dirigées par les autorités autochtones, ainsi que la création d’un bureau de l’ombudsman à la santé des Autochtones au Québec, en collaboration avec les communautés concernées.

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