•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Waskapitan, un élan solidaire autour de Joyce Echaquan

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Deux femmes sur une scène musicale.

Anachnid et Ariane Moffatt partagent la scène pour Waskapitan, un spectacle rassembleur pour faire rayonner les cultures autochtones.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Yvon

De grands noms de la scène musicale québécoise et autochtone n’ont pas hésité à unir leurs voix en hommage à Joyce Echaquan dans le but de mettre en oeuvre un changement positif dans la société. Le spectacle Waskapitan : Rapprochons-nous sera offert sur les plateformes web début décembre et sera jumelé à la création d’un fonds d’innovation sociale dédié au mieux-être des Autochtones en milieu urbain.

Au lendemain de la mort de la jeune Atikamekw de Manawan, une vague d’indignation a déferlé, se transformant en geste de mobilisation pour certaines personnes.

À Joliette, cœur de la tourmente, le Centre d’amitié autochtone de Lanaudière (CAAL) a réfléchi à la meilleure manière de provoquer des changements positifs dans la société et de créer des ponts.

Les artistes sont des porte-voix pour ces enjeux, estime Jennifer Brazeau, la directrice du CAAL et d’ajouter le monde artistique aide à la guérison, c’est une manière de guérir.

Une jeune femme chante sur une scène.

Wasimia Flamand Charland, de son nom d’artiste Wass, est une Atikamekw de Manawan.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Yvon

L’idée première était donc d’organiser un concert localement, mais après réflexion il était clair qu’il fallait agir à l’échelle du Québec. Parce que l’événement [le drame de Joyce Echaquan] n’est pas unique à Joliette, cette réalité n’est pas unique à Joliette, tient à préciser Jennifer Brazeau.

Il aurait pu avoir lieu à Sept-Îles, à Montréal ou à Trois-Rivières, où vivent aussi les Premières Nations. Elles sont plus de 55 % à habiter en milieu urbain.

Le CAAL est chapeauté par le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ), en tant qu’association provinciale en milieu urbain, on est les premiers contacts autochtones avec les non-Autochtones, explique Jennifer Brazeau, on s’est donc demandé comment on pouvait être une partie de la solution et comment les alliés pouvaient se joindre à cette cause.

La réponse : un spectacle-bénéfice porteur qui permettra d’amasser des sous pour constituer un fonds d’innovation sociale dédié au mieux-être des Autochtones en milieu urbain et à la lutte au racisme.

Le fonds servira à financer des projets à long terme, dont les nouvelles infrastructures du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière, qui ouvrira ses portes en 2022.

Trois chanteuses sur une scène.

Kanen, Elisapie et Wass interprètent en innu, en inuktitut et en atikamekw la chanson Le coeur est un oiseau dans le cadre du spectacle Waskapitan.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Yvon

Ont répondu présents au spectacle: Anachnid, Florent Vollant, Jemmy Echaquan, Natasha Kanapé Fontaine, Ariane Moffatt, Patrick Watson, Kanen, Jeremy Dutcher, Dominique Fils-Aimé, Wass, Yves Lambert, Shauit et quelques autres.

Richard Desjardins et Patrice Robitaille participeront également au spectacle, via des capsules.

Elisapie se charge de la direction artistique avec Maurin Auxéméry.

Waskapitan, qui signifie rapprochons-nous en atikamekw, sera diffusé gratuitement du 3 décembre 2020 au 3 janvier 2021 sur le site waskapitan.org (Nouvelle fenêtre). Les spectateurs seront invités à faire un don en ligne avant, pendant et après le concert sur ce site.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !