•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les entreprises autochtones ont besoin d’aide pour défier la COVID-19

Un gros plan sur un routeur sans fil sur un fond noir.

Des entreprises autochtones peinent à faire une transition vers le numérique, faute d'accès aux technologies.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les activités commerciales en ligne font un pied de nez aux restrictions dues à la pandémie. Pourtant, bon nombre d’entreprises autochtones peinent à effectuer une transition vers le numérique, faute d’accès à des outils de communications et aux nouvelles technologies.

Nous n'avons pas de service cellulaire sécurisé, ni de Wi-Fi et d'Internet, explique Jackie Thomas, panéliste invité à la rencontre virtuelle Opportunités autochtones 2020.

Pour la chef de la Première Nation Saik’uz au nord de la Colombie-Britannique, la COVID-19 a apporté son lot de défis. En plus de forcer les entreprises à se réorienter vers une offre en ligne.

Ceux qui ne sont pas connectés virtuellement au minimum avec l'Internet et les services de téléphonie mobile sont ceux qui vont être laissés derrière, souligne-t-elle.

Pour éviter que leurs communautés soient laissées pour compte et pour continuer d’avoir une économie viable, la Chef Jackie Thomas déclare qu’une tour de communication devrait être érigée dans la communauté d’ici le printemps prochain.

Elle espère que ce projet prendra forme. Ce n'est pas seulement pour les affaires, c'est pour que nos enfants aillent à l'école. C'est pour garder des liens pour notre santé mentale, pour pouvoir voir nos familles, argumente-t-elle.

Mettre en lumière des inégalités

Jay Maerns explique que l’accès à Internet n’est pas le seul enjeu et que la pandémie de COVID-19 met en lumière des enjeux globaux.

Tout le monde n'a pas une imprimante, un ordinateur portable, un moniteur, etc., appuie le directeur du développement commercial de la Musqueam Capital Corporation.

Pour venir à bout de ces inégalités, Jay Maerns dit travailler de concert avec les institutions gouvernementales afin de créer aussi des relations commerciales réconciliantes.

Il avance que cela permet de créer des opportunités mutuellement bénéfiques.

Favoriser l’inclusion des communautés avec plus de financement

Je pense qu'une grande partie du soutien aux entreprises, beaucoup de nos communautés autochtones n’ont peut-être pas pu en bénéficier, observe la Chef Judy Wilson.

Elle admet cependant ne pas encore avoir de statistiques précises sur l’accessibilité de ces financements par les entreprises autochtones.

Une transition vers le numérique est aussi nécessaire, selon elle, mais a malheureusement un coût.

Beaucoup de petites entreprises ont su se réinventer. Mais cela vient avec un coût, alors qu'elles luttent pour générer des fonds pour leurs opérations quotidiennes, le coût régulier et les coûts fixes qu'elles ont pour le mois, déplore-t-elle.

Celle qui est aussi membre de l’Union des Chefs autochtones de la Colombie-Britannique dit qu'il faudrait obtenir plus de financement du gouvernement

Nous avons vraiment besoin de fonds supplémentaires pour l'innovation, de fonds supplémentaires pour la technologie, précise-t-elle.

Elle indique que cela permettrait aux entreprises autochtones de se forger une place au sein de l’économie post-COVID.

Notre ancienne économie n'inclut pas beaucoup d'autochtones dans le secteur économique. Il faut donc que l'économie émergente soit plus inclusive pour les entreprises autochtones, mais aussi pour tout le monde en général , ajoute la Chef Judy Wilson.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !