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Chasse à l'orignal : la discussion s'amorce entre Québec et les Anishinabés

Le tirage au sort pour les permis de chasse sportive est reporté à mars 2021

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, la grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Verna Polson, et deux autres cheffes discutent autour d'une table

Rencontre entre le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, la grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Verna Polson, la cheffe de la communauté Abitibiwinni à Pikogan, Monik Kistabish et la cheffe de la communauté de Wolf Lake, Lisa Robinson.

Photo : Georges Lafontaine, agent d'information du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg

Québec et les autorités de la nation anishinabée commencent à se parler dans le dossier sensible de la chasse sportive dans la réserve faunique La Vérendrye.

Les chefs des communautés anishinabées, la grande chef du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Verna Polson ainsi que le ministre responsable des Affaires autochtones Ian Lafrenière ont entamé des discussions cette semaine, qui pourraient déboucher sur une négociation formelle.

Tous s’entendent pour dire que la rencontre était très positive, et un bon premier pas, selon le chef de Kitigan Zibi, Dylan Whiteduck.

C’est même la preuve, a précisé la grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Verna Polson, que le gouvernement du Québec commençait à prendre au sérieux ce dossier.

Le but était de calmer le jeu, de commencer des négociations. Ce n’est pas fini, tout n’est pas réglé, ce n’est vraiment que le début, mais je suis très confiant, a indiqué le ministre Ian Lafrenière.

Ces propos nuancés sont partagés par la grande cheffe Verna Polson pour qui c’était peut-être dans le but de commencer une négociation, et le chef Dylan Whiteduck, qui a souligné qu'aucun accord n’avait été conclu et que ce n’étaient que des discussions.

Mais il fallait avancer, car le dossier n'était pas réglé et il avait traîné un peu au goût du ministre Ian Lafrenière qui craignait que les tensions, qui ont eu lieu cet automne lors de la chasse à l’orignal dans la réserve faunique, se reproduisent en 2021.

Les nations anishinabées ont en effet érigé des barricades, empêchant l'entrée des chasseurs, afin d'obtenir un moratoire de cinq ans pour enrayer le déclin de la population d'orignaux dans la réserve faunique.

Outre quelques altercations sur le terrain, les commentaires faits sur les réseaux sociaux n’ont pas aidé à apaiser les tensions.

Il y avait de l’intolérance et avec les grands chefs, on s’est dit qu’il fallait envoyer un message clair et calmer les tensions.

Une citation de :Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones

Pour avancer dans les discussions et entamer un processus, il a été convenu que le tirage au sort pour les permis de chasse sportive, qui devait avoir lieu le 1er décembre, soit reporté à mars 2021, ce qui donne de l’oxygène aux négociations, a assuré le ministre responsable des Affaires autochtones.

Cela donne un peu plus de temps pour trouver une solution, un compromis, mais cela ne veut pas dire que c’est fini. Cela signifie que nous avons encore beaucoup de travail à faire.

Une citation de :Dylan Whiteduck, chef de Kitigan Zibi

Le gouvernement a aussi nommé un négociateur, Mario Gibeault, pour ce dossier. M. Gibeault a déjà été facilitateur pour Québec en 2016 avec les Algonquins de Lac-Barrière dans un autre dossier.

De leur côté, les chefs doivent se rencontrer la semaine prochaine pour trouver le négociateur qui représentera la nation et ensuite voir s’ils vont de l’avant avec ce processus.

Le ministre a aussi avancé l'idée de mettre en place une table politique afin de régler d'autres enjeux, évoquant notamment les développements économique, culturel et touristique.

Ian Lafrenière a bien précisé ne pas vouloir imposer, mais travailler ensemble, ce qui a été bien accueilli par les chefs qui voient là une belle avancée et la volonté d’avoir des discussions réelles avec la nation anishinabée.

La rencontre de deux heures s’est tenue à Val-d’Or, à l’invitation de la grande cheffe du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, Verna Polson.

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