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Six fois plus de crimes rapportés par la police dans des communautés autochtones

Le taux de violence entre partenaires intimes déclaré par la police dans les communautés autochtones étudiées était 10 fois plus élevé que celui des communautés non autochtones.

Un policier en uniforme.

Les communautés majoritairement autochtones visées par l’étude représentent 21% des populations autochtones au Canada.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Dans une étude publiée mercredi, Statistique Canada révèle que les taux de crimes déclarés par les corps policiers œuvrant dans des communautés majoritairement autochtones sont six fois plus élevés que les taux de crimes enregistrés dans des communautés majoritairement non autochtones.

L’agence fédérale en arrive à cette conclusion après avoir analysé des données de 2018 fournies dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité par 182 autorités policières du pays qui ont été désignées comme au service de communautés majoritairement autochtones.

Elle précise toutefois que les communautés majoritairement autochtones visées par l’étude représentent 21 % des populations autochtones au Canada et qu’il s’agit de collectivités rurales, petites et souvent éloignées.

Les taux de criminalité plus élevés déclarés par les services de police desservant les collectivités autochtones visées par l'étude peuvent être principalement attribuables à des niveaux plus élevés de méfaits, de voies de fait simples et d'infractions liées au fait de troubler la paix.

Satistique Canada

Cependant, le rapport avance également que la déclaration de ces méfaits peut être influencée par les différences dans les pratiques policières en ce qui concerne, par exemple, le recours aux infractions provinciales et aux règlements municipaux pour ces types de comportements.

Violence familiale et conjugale

L’étude remarque également qu’environ la moitié des crimes violents signalés dans ces communautés avaient été commis par un membre de la famille ou un partenaire intime.

Le taux de violences entre partenaires intimes déclarées par les services de police dans les communautés étudiées était 10 fois plus élevé que celui des communautés non autochtones, peut-on y lire.

Des crimes présumés commis par des personnes plus âgées

Statistique Canada souligne que les auteurs présumés de crimes sont souvent plus âgés dans les communautés majoritairement autochtones que non autochtones, selon les données colligées.

« Dans les collectivités non autochtones, les taux les plus élevés d'auteurs présumés de crimes ont été observés chez les jeunes et les jeunes adultes. En revanche, les taux d'auteurs présumés de crimes dans les collectivités autochtones visées par l'étude étaient généralement plus élevés chez les adultes que chez les jeunes, et étaient particulièrement élevés chez les adultes plus âgés », est-il indiqué.

L’agence fait valoir que les facteurs de risque chez les Autochtones plus âgés sont plus élevés en raison, entre autres, des traumatismes subis durant l’enfance et de l'impact des pensionnats autochtones.

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