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Pour favoriser la réussite, Alloprof s'intéresse aux langues autochtones

Une enseignante dans une classe.

Le projet d'Alloprof vise à faciliter la réussite des communautés autochtones, notamment les Atikamekw.

Photo : Radio-Canada / Claude Brunet

Le service en ligne Alloprof, qui met des ressources pédagogiques à la disposition des jeunes sur le web pour faciliter l’étude et les travaux scolaires, s’intéresse aussi à la réalité des Premières Nations. Un projet lancé en début d’année permet notamment de s’intéresser à la langue atikamekw, en plus de favoriser la réussite scolaire chez les communautés autochtones.

Au bout du fil, Ève Amabili-Rivet, gestionnaire de projets et responsable des relations avec la communauté chez Alloprof, mentionne qu’il y a près de cinq ans, nous avons lancé un projet similaire avec la communauté de Mashteuiatsh (des Innus du Saguenay-Lac-Saint-Jean, NDLR), et nous avions embauché une intervenante de la communauté; à travers les années, elle est devenue ambassadrice Alloprof dans la communauté.

Comme cela s’est très bien déroulé, nous avons voulu faire un projet similaire; nous avons obtenu un financement d’Hydro-Québec, et nous avons approché les trois communautés atikamekw du Québec pour ce projet de collaboration. Nous avons entre autres approché la nation atikamekw parce qu’ils parlent français, en plus de l’atikamekw, ce qui est plus facile, puisque nos services ne sont qu’en français, pour l’instant.

Avec la mise en ligne du lexique français-atikamekw, Alloprof franchit une nouvelle étape dans son plan d’aide à la réussite scolaire lancé en septembre 2018 auprès de la nation atikamekw et des communautés de Manawan, Obedjiwan et Wemotaci.

Ledit lexique compte quelque 500 mots en atikamekw, qui sont répartis en 21 catégories.

Notre souhait, ultimement, c’est de permettre à tous les élèves du Québec de connaître Alloprof, souligne Mme Amabili-Rivet. D’autant plus que la pandémie chamboule les structures d’apprentissage traditionnelles.

Les milieux (autochtones) peuvent avoir encore plus besoin d’outils pour faciliter la persévérance scolaire. C’est pour cela que nous avons créé des liens avec plusieurs communautés autochtones.

Mme Amabili-Rivet mentionne cependant que le processus collaboratif avec les Premières Nations prend beaucoup de temps.

Nous l’avons compris à travers les années : il faut être patients et à l’écoute de la communauté. C’est à travers le temps que les élèves vont nous faire confiance et utiliser les ressources.

Ève Amabili-Rivet, gestionnaire de projets et responsable des relations avec la communauté chez Alloprof

Alloprof dit avoir recensé plus de 1150 visites dans sa section sur la langue atikamekw.

Nous sommes assez heureux de ces résultats, considérant que ces contenus s'adressent spécifiquement à un petit nombre de jeunes qui, de surcroît, habitent dans une zone imparfaitement desservie en matière de connexion interne, mentionne encore Mme Amabili-Rivet.

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