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Une ministre des Affaires étrangères maorie pour la Nouvelle-Zélande

Nanaia Mahuta, une politicienne maorie, sera la première femme, en plus d'être la première autochtone, à devenir ministre des Affaires étrangères.

Nanaia Mahuta, une politicienne maorie, sera la première femme, en plus d'être la première autochtone, à devenir ministre des Affaires étrangères.

Photo : Reuters

Jean-Francois Villeneuve

À la suite de son importante victoire électorale à la mi-octobre, la première ministre néo-zélandaise Jacinda Arcern propose un nouveau cabinet hautement diversifié, avec à la tête de la diplomatie une femme maorie, une première pour ce pays d’Océanie.

La nouvelle ministre des Affaires étrangères, Nanaia Mahuta, est non seulement la première personne autochtone à obtenir ce poste, mais aussi la première femme à y être nommée.

Nanaia Mahuta, qui siège au Parlement néo-zélandais depuis 1996, est devenue en 2016 la première députée à porter le moko kauae, un tatouage traditionnel au menton réservé aux femmes maories.

Dans le précédent gouvernement, elle avait la responsabilité du Développement maori (l’équivalent des Affaires autochtones) et du Gouvernement local.

Nanaia Mahuta, est aussi la nièce d’une ancienne reine maorie et elle est proche de l’actuel roi maori de Nouvelle-Zélande, Kingi Tuheitia, un acteur politique important dans le pays.

Cette nomination s’ajoute à plusieurs autres qui feront de ce gouvernement l’un des plus diversifiés du monde. Parmi les 20 ministres annoncé le 1er novembre, huit sont des femmes, cinq sont des Maoris, trois sont des immigrants issus d’îles du Pacifique et trois autres proviennent de la communauté LGBTQ.

Le vice-premier ministre, Grant Robertson, sera d’ailleurs la première personne ouvertement LGBTQ à occuper ce poste.

Le ministère s’occupant du bien-être des enfants sera confié à Kelvin Davis, un membre de la nation maorie Ngāpuhi, la plus importante du pays. Ce dernier avait auparavant refusé le titre de vice-premier ministre.

Le Parti travailliste de Jacinda Ardern a remporté à la mi-octobre une importante victoire aux élections générales avec 64 des 120 sièges, devenant la première organisation politique à obtenir une majorité depuis que la Nouvelle-Zélande utilise un système de scrutin proportionnel, en 1996.

Il s’agit du deuxième mandat de Madame Ardern, qui avait eu besoin d’établir une coalition avec le Parti vert et le parti New Zealand First en 2017.

Madame Ardern a tout de même signé un accord de coopération avec le Parti vert pour travailler de concert sur différents enjeux, dont l’environnement. Deux députés verts ont même reçu des affectations ministérielles, mais hors du cabinet.

Le nouveau cabinet sera assermenté le 6 novembre à Wellington.

D’après AFP, The Guardian, France Info, BBC, Radio New Zealand et Al Jazeera.

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