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Des fonds américains financent la violation des droits des Autochtones, selon Amazon Watch

Trois Autochtones de l'Amazonie brésilienne en habits traditionnels se tiennent debout devant un coucher de soleil.

Un rapport publié par Amazon Watch avec l'APIB, l'Association des peuples autochtones du Brésil, montre du doigt BlackRock, Citigroup, JPMorgan Chase, Vanguard, Bank of America et Dimensional FundAdvisors.

Photo : afp via getty images / Joao Laet

Agence France-Presse

Des groupes financiers américains contribuent aux violations des droits des Autochtones et à la destruction de l'environnement en Amazonie en déversant des milliards de dollars dans des compagnies au comportement douteux, selon un rapport publié cette semaine par Amazon Watch.

Le rapport publié par l'ONG avec l'APIB, l'Association des peuples autochtones du Brésil, montre du doigt BlackRock, Citigroup, JPMorgan Chase, Vanguard, Bank of America et Dimensional FundAdvisors.

Ces groupes financiers ont au total investi plus de 18 milliards de dollars américains au cours des trois dernières années dans des compagnies d'extraction minière, d'énergie ou de l'agroalimentaire impliquées dans une série d'abus dans la plus grande forêt tropicale au monde, selon le rapport.

Des groupes financiers de premier plan [...] utilisent l'argent de leurs clients pour encourager le comportement irresponsable de compagnies impliquées dans la violation des droits des Autochtones et la destruction de la forêt amazonienne

Christian Poirier, directeur des programmes d'Amazon Watch

Cette complicité financière dans la destruction [de l'Amazonie] contredit les promesses en matière de droits de l'homme faites par certaines de ces sociétés, expose leurs investisseurs à des risques importants et contribue largement aux crises mondiales croissantes en matière de biodiversité et de climat, poursuit-il.

Les auteurs du rapport ont étudié les investissements de ces firmes dans neuf compagnies brésiliennes et multinationales, notamment les groupes miniers Vale et Anglo American, les compagnies de l'agroalimentaire Cargill et JBS, et la compagnie d'énergie Eletronorte.

Ces groupes s'accaparent des terres illégalement et ont recours à la violence contre les Autochtones, la déforestation et l'utilisation de pesticides dangereux, accusent Amazon Watch et l'APIB.

Meurtres de sept chefs

Selon ce rapport, JBS, premier producteur mondial de viande, se fournit dans des exploitations installées sur des terres protégées des peuples Uru-Eu-Wau-Wau et Kayabi, en Amazonie brésilienne.

Le groupe minier Vale est de son côté accusé de contaminer de l'eau et de ne pas respecter ses engagements visant à compenser l'impact de ses activités en territoire autochtone.

Ces conflits se sont traduits par une hausse des violences contre les peuples autochtones d'Amazonie, avec une augmentation l'an dernier de 135 % des invasions de terres et les meurtres de sept chefs de tribu.

La plupart des compagnies montrées du doigt ont démenti toute irrégularité en Amazonie.

Vale, Anglo American, Cargill et JBS ont indiqué avoir présenté des éléments qui contredisent le rapport. Les groupes financiers qui investissent dans ces compagnies ont également rejeté toute irrégularité.

La déforestation et les droits autochtones sont des questions cruciales [...] Quand les compagnies sont mal gérées ou que les progrès ne sont pas suffisants, nous [en tant qu'investisseurs] votons contre leur direction,

un porte-parole de la firme de gestion d'actifs BlackRock

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