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L’Université Bishop’s se range derrière les demandes des étudiants autochtones

Le campus de l'Université Bishop's.

Le campus de l'Université Bishop's.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

L’association des étudiants autochtones de Bishop’s a été écoutée par le recteur et l’administration de l’Université lors d’une rencontre jeudi. Les étudiants auront maintenant leur mot à dire dans l’exécution des plans de la Divinity House, un bâtiment reconverti pour répondre à leurs besoins.

Il n’a pas été nécessaire d’argumenter, résume l’activiste et rappeur micmac Quentin Condo, qui a lui aussi été invité par le recteur Michael Goldbloom.

Ce dernier a, d’entrée de jeu, fait son mea culpa que Quentin Condo résume ainsi : Il a commencé la rencontre, puis il a dit "regardez on sait qu’on a fait une gaffe. On s’excuse, on est prêts à vous écouter".

L’association des étudiants autochtones va maintenant avoir accès aux plans et pourra proposer quelques versions aux architectes selon leurs attentes.

Il y a quelques semaines, les étudiants avaient été mis devant le fait accompli lorsque le recteur leur avait montré des plans qui ne correspondaient pas à ce qui avait été prévu au départ.

L’entente signée entre Québec et l’université prévoyait pourtant de l’espace pour étudier, de l’espace où on peut garder toutes nos ressources liées aux études autochtones, expliquait Nikki Baribeau, la présidente de l'association des étudiants autochtones de l’Université Bishop’s, à Espaces autochtones plus tôt cette semaine.

C’est ce que les étudiants vont ajouter aux plans.

La façade du pavillon Divinity de l'Université Bishop's.

Le pavillon Divinity sera rénové et deviendra un lieu d'accueil pour les étudiants autochtones.

Photo : Radio-Canada

La sortie de Quentin Condo sur les réseaux sociaux, suivie d’une lettre ouverte signée par plus de 300 personnes, n’a pas été étrangère au changement de ton de l’université, qui ne s’attendait pas à une mobilisation aussi grande de la part des étudiants autochtones et de leurs alliés.

Quand quelque chose est trop grand, on ne peut le nier, souligne Quentin Condo. Avant, l’université et l’administration prenaient toutes les décisions, ils rencontraient les étudiants autochtones, mais ils ne les écoutaient pas.

Je suis vraiment content que ça a marché parce que ça montre aux jeunes que quand quelque chose ne fonctionne pas, alors fait le savoir, parles-en, fait du bruit et peut-être que tu obtiendras l’attention voulue pour que les choses changent.

Abel Bosum, le grand chef du Grand Conseil des Cris (Eeyou-Istchee) et membre du Conseil des gouverneurs de Bishop’s et le chef Rick O'Bomsawin du Conseil des Abénakis d'Odanak étaient également présents à la rencontre de jeudi. Ce dernier a souligné aux étudiants qu’ils avaient maintenant la chance de dessiner ce qu’ils souhaitaient.

Invité à réagir, le directeur des communications à l’Université Bishop’s, Olivier Bouffard, admet que les représentants de l’université ont eu de très bonnes discussions avec les étudiants autochtones, et nous continuons ensemble à peaufiner nos plans avec les étudiants autochtones pour le développement de Kwigw8mna.

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