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La GRC souhaite une résolution pacifique du conflit en N.-É.

Un policier les bras croisés et six personnes de dos.

Un policier devant un groupe de pêcheurs sur le quai de Weymouth, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, le 18 septembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Normand

La Gendarmerie royale du Canada est déterminée à maintenir la paix et l'ordre dans le différend sur les pêches en Nouvelle-Écosse. Elle augmentera et relocalisera ses ressources selon l’évolution de la situation.

La commissaire de la GRC Brenda Lucki a voulu dès le départ rassurer autant la population de la Nouvelle-Écosse, les Micmacs que les Canadiens lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Ottawa.

Son organisation est, dit-elle, pleinement déterminée à maintenir la paix, à assurer la sécurité des gens et à faire respecter les lois.

Le différend en cours depuis quelques semaines oppose des pêcheurs autochtones et non autochtones.

Les pêcheurs autochtones ont ouvert leur saison de pêche de subsistance le mois dernier, mais les pêcheurs non autochtones affirment que cette pêche est illégale, parce qu’elle a lieu hors des saisons de pêche déterminées par le ministère fédéral des Pêches et Océans.

Cependant, un jugement de la Cour suprême garantit le droit à une pêche de subsistance aux Autochtones.

Lundi, le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller, avait remis en doute le travail de la GRC après que des pêcheurs micmacs eurent été la cible d'actes violents.

Outre des affrontements, un entrepôt de homard a été incendié ainsi qu’un véhicule et des prises ont été détruites. Le ministre Miller s’est dit désolé en constatant les scènes de violence, tout en ajoutant que les peuples autochtones ont été abandonnés par la police, ceux qui ont juré de les protéger.

Le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, a promis d’envoyer des renforts en Nouvelle-Écosse pour calmer le jeu.

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, est allé dans le même sens mercredi lors de l’émission La matinale, diffusée à Radio-Canada en Nouvelle-Écosse.

On est en train d’assurer qu’il y ait plus de ressources policières pour assurer que les gens sont bien protégés, mais on va régler ça de la bonne façon, déclarait-il.

Tout en réitérant son entière confiance envers ses membres en poste en Nouvelle-Écosse, la commissaire de la GRC Brenda Lucki a tenu à préciser qu’ un dialogue respectueux est la meilleure manière de régler ce différend.

De petites bonbonnes de propane et d'autre débris carbonisés.

Décombres de l'incendie d'un bâtiment servant à entreposer du homard, le 17 octobre 2020 à Pubnico-Ouest-le-Centre, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Héloïse Rodriguez-Qizilbash

Interpellée quant à l’inaction de la GRC lors de récents incidents violents, la commissaire Lucki a insisté sur son intention d’intervenir aussi rapidement que possible, d’effectuer une enquête et d’inculper toute personne qui ne respectera pas les lois.

La commissaire dit gérer la situation, mais admet du même coup que ses équipes ne peuvent être présentes partout, mais qu’elles réagiraient rapidement dès qu’elles seraient mises au courant d’incidents ou altercations.

Depuis le début du conflit, deux non-Autochtones ont été inculpés en lien avec des incidents survenus dans la région. Une enquête sur des crimes contre la personne et des crimes contre les biens, y compris des menaces et des méfaits liés à ces troubles, a été ouverte.

Alors que le gouvernement fédéral demande aux policiers de faire respecter les lois dans ce conflit, la commissaire précise qu’il s’agit aussi d’un enjeu politique.

Brenda Lucki est revenue sur le fait que le différend opposant pêcheurs non autochtones et autochtones s’étire depuis plusieurs années.

Des équipes de liaison de la GRC travaillent déjà sur le terrain et ont établi des liens avec les divers groupes concernés, mais la GRC, dit-elle, a pour mandat premier de faire respecter la loi, l’ordre et la paix, tout en protégeant les citoyens.

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