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5 manifestants arrêtés pour avoir protesté contre Trans Mountain à Kamloops

Une personne est transportée par quatre policiers.

Les agents de la GRC transportent de force un manifestant hors d'un chantier situé sur le territoire non cédé de la Première Nation Secwepemc à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Photo : Gracieuseté du conseil du feu de la femme sacrée Secwepemc

Cinq personnes, dont trois membres de la nation Secwepemc ont été arrêtées jeudi à Kamloops, en Colombie-Britannique, pour avoir protesté contre les travaux d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

Un communiqué du conseil du feu de la femme sacrée Secwepemc, publié sur la page Facebook du mouvement (Nouvelle fenêtre), indique que les arrestations ont eu lieu lors d’une cérémonie près d'un chantier sur la route Mission Flats alors que les travailleurs se préparaient à forer sous la rivière Thompson.

Parmi les personnes arrêtées figurent le chef héréditaire Segwses, Loralie Dick, April Thomas, Billie Pierre, et Romilly Cavanaugh, qui serait une ex-ingénieure ayant travaillé sur l’oléoduc Trans Mountain.

Parallèlement à l'action directe [de jeudi], les Secwepemc ont remis pour la deuxième fois une lettre d'interdiction et de désistement à TMX Pipeline Corporation, peut-on lire dans le communiqué du conseil.

Le peuple Secwepemc l’a fait sous la direction du Conseil des Anciens, déclarant que la terre n’avait jamais été cédée ou abandonnée et qu’aucun consentement n’avait jamais été donné pour que le gouvernement colonial ou Trans Mountain adopte l’autorité violente et la juridiction qu’ils revendiquent sur Secwepemculecw [ndlr : leur territoire traditionnel].

Nous défendons l'eau propre, le saumon sauvage et nos générations futures.

extrait du communiqué du conseil du feu de la femme sacrée Secwepemc

Ce n’est pas tant une protestation que c’est, numéro un, l’utilisation du territoire, c’est le territoire Secwepemc et les Secwepemc utilisent leur territoire comme bon leur semble, soutient Anushka Azadi, porte-parole du conseil.

Elle affirme qu’il s’agit d’un site traditionnel important pour la Nation Secwepemc, et elle s’inquiète de l’effet des travaux sur les stocks de saumon.

C'est le plus faible nombre de saumons sauvages que nous ayons jamais eu cette année, et ils essaient de forer sous une rivière à saumon, déplore-t-elle.

Des équipes forent sous la rivière Thompson pour tirer le tuyau de l'autre côté dans le cadre de l'expansion du pipeline Trans Mountain. Les travaux à Kamloops ont commencé en juin.

Quatre personnes seront accusées

La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a déclaré que des agents de plusieurs divisions avaient été appelés sur le chantier vers 12 h 40, jeudi, après que le personnel de sécurité du pipeline ait déclaré que la manifestation les empêchait de faire leur travail.

Le corps policier a déclaré que trois personnes ont été arrêtées pour avoir violé une injonction ordonnée par le tribunal en bloquant le chemin des travailleurs. Un communiqué émis vendredi indique qu'une quatrième personne a été arrêtée pour blocage d'un chantier actif sur le versant sud de la montagne en s'attachant à un bulldozer.

Le cinquième manifestant a été arrêté pour méfait, mais relâché sans inculpation après avoir prétendument détruit des piquets d'arpentage en face du site de forage.

Anushka Azadi soutient que l’action directe était totalement pacifique et qu’il n’y a eu aucun dommage à la propriété.

Les quatre personnes arrêtées qui font face à des accusations doivent comparaître devant le tribunal le 20 janvier.

Avec des informations de la Presse canadienne

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