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Le barrage tient toujours dans la réserve faunique La Vérendrye, malgré l'injonction

Un camion avec des affiches bloque une route.

Dans la réserve faunique La Vérendrye, deux barrages ont été démantelés pendant la fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Gabrielle Paul

Dans la réserve faunique La Vérendrye, deux barrages érigés par des membres de la nation anichinabée ont été levés, mais le barrage principal est toujours debout, malgré la demande d'injonction approuvée par la cour mercredi.

L'injonction a été acceptée par la cour, mais elle ne nous a pas été remise de manière appropriée. Nous n'avons pas reçu les papiers qu'il fallait, explique Victoria Marchand, une membre de la communauté de Kitigan Zibi qui a passé les dernières semaines au barrage érigé à l'intersection de la route 117 et du chemin Lépine-Clova.

Deux autres barrages, qui étaient situés aux kilomètres 20 et 44, ont été démantelés vendredi par la Sûreté du Québec. Il y a de la patrouille et de la surveillance policières constantes, précise Mme Marchand.

Le secrétaire-trésorier de la ZEC Petawaga – l'organisation à l'origine de la demande d'injonction –, Jean-Marc Bélanger, soutient que, samedi en matinée, des arbres avaient été coupés et bloquaient le chemin au kilomètre 22, cette fois.

On a déposé une plainte à la SQ [Sûreté du Québec] concernant les arbres, parce que c'est illégal de couper des arbres dans une forêt publique, souligne-t-il.

Plus tard dans la journée de samedi, le barrage au kilomètre 44 aurait été reconstruit et un autre aurait été érigé au kilomètre 22, selon M. Bélanger.

Du côté des Anichinabés, on assure que seulement le barrage du chemin Lépine-Clova tient encore.

Nous ne sommes plus aux autres endroits, soutient Mme Marchand. Et [pour ce qui est des arbres] je ne suis pas au courant de ça et je suis tout le temps là.

La majorité des chasseurs sur le territoire

La grande majorité de nos chasseurs ont réussi à passer, affirme Jean-Marc Bélanger.

Même si les chasseurs ont pu prendre d'autres chemins pour se rendre sur le territoire, M. Bélanger souhaite toujours que l'intersection entre la route 117 et le chemin Lépine-Clova soit libérée.

Pour la chasse à l’orignal, c’est le chemin privilégié parce que c’est le plus court , dit-il.

Préoccupés par le déclin de la population d'orignaux, les Anichinabés réclament, depuis près d'un mois, l'imposition d'un moratoire complet sur la chasse de ces animaux.

Tout ce que nous voulons, c'est sauver l'orignal et protéger notre culture, affirme Victoria Marchand.

Pour elle, il s'agit d'une situation qui oppose des droits ancestraux et des privilèges de chasse sportive.

Les ZEC et les associations de chasseurs sportifs n'ont pas de droits ancestraux sur ce territoire, dit-elle. Ils ont des privilèges de chasse sportive et ils arrivent et s'approprient ce territoire comme le leur pour leur propre profit.

Pourtant, c'est bon pour eux aussi si dans 5, 10 ans, la population d'orignaux est plus grande, soutient Victoria Marchand.

Avec des informations de Jean-François Poudrier.

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