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Du racisme dans plusieurs organisations, mais pas systémique, dit Guilbault

Plan rapproché de Geneviève Guilbault assise dans un décor de plateau de télévision.

La vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, lors de son passage à Tout le monde en parle.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De passage à l’émission Tout le monde en parle dimanche, la vice-première ministre Geneviève Guilbault a refusé de reconnaître qu’il y a du racisme systémique au Québec.

On reconnaît qu’il y a du racisme. Il y a du racisme au Québec. Ça, on a toujours été parfaitement à l’aise de reconnaître qu’il y a du racisme au Québec. Il y en a à tel point qu’il faut absolument se mettre en action, a répondu la ministre de la Sécurité publique à Guy A. Lepage.

Oui, il y a du racisme dans plusieurs organisations, dans plusieurs façons de faire, a tout de même reconnu Mme Guilbault, avant d’être interpellée par Constant Awashish, grand chef du Conseil de la Nation atikamekw aussi invité à l'émission.

Plusieurs témoignages à la commission Viens [...] sont venus reconnaître qu’il existe un racisme systémique basé sur la prémisse [...] que les Premières Nations devaient être discriminées à l’époque, mais encore aujourd’hui les relents de cette mentalité continuent à s’appliquer, a-t-il expliqué

Je ne comprends pas pourquoi, encore aujourd’hui, les gens qui sont en haut du système ne veulent pas reconnaître cette problématique-là. C’est par là que ça devrait commencer. D’ailleurs, tous les autres premiers ministres le reconnaissent.

Une citation de :Constant Awashish, grand chef de la Nation atikamekw

Soyez audacieux, vous l’avez le pouvoir, là. Soyez audacieux, a lancé Michèle Audette, conseillère principale en matière de réconciliation et d’éducation autochtone à l’Université Laval aussi présente sur le plateau.

Une enquête criminelle réclamée

Le grand chef Constant Awashish demande une enquête criminelle sur le décès de Joyce Echaquan à l'hôpital de Joliette, en plus de l’enquête publique du coroner annoncée samedi par la ministre Guilbault.

On n’a qu’à regarder la vidéo pour constater qu'elle n’a pas reçu les soins nécessaires pour l’aider dans sa situation, a-t-il dit, précisant que c’est à la police et au procureur d’en décider.

Interrogée sur la nécessité d’une enquête criminelle dans cette affaire, la vice-première ministre a esquivé la question et plutôt expliqué pourquoi elle avait demandé une enquête publique du coroner.

Il y a une pertinence d’avoir cette enquête-là (du coroner). Il y avait déjà une enquête du CISSS et il y avait une investigation du coroner. C’est une technicalité, mais l’investigation est une enquête plutôt privée, donc je jugeais pertinent d’avoir un exercice public, a répondu la vice-première ministre.

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