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Une 15e vigile annuelle pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Des robes rouges sont suspendues aux arbres du parc Seaforth Peace à Vancouver pour souligner la Journée nationale d'action en faveur des femmes autochtones assassinées et disparues.

Les robes rouges sont le symbole de soutien aux femmes autochtones assassinées et disparues.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La 15e vigile annuelle pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a été organisée par le projet Iskweu du Foyer pour femmes autochtones de Montréal et le Centre de lutte contre l’oppression des genres. L'événement survient dans la foulée de la mort de Joyce Echaquan, plus d'un an après la parution du rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).

Puisque Montréal se trouve en zone rouge, la vigile s’est tenue exceptionnellement en direct sur Facebook.

L'événement a été lancé avec des prières aux femmes toujours disparues et à leurs proches, ainsi qu'à Joyce Echaquan et sa famille. Plusieurs témoignages ont été partagés, dont ceux de proches de femmes disparues ou assassinées d'un peu partout au pays. Des prestations de musique traditionnelle ont également eu lieu.

Plus d'un an après le rapport de l'ENFFADA

Le constat est unanime au sein des participants à cette vigile : trop peu a été fait pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGTQQIA autochtones depuis la parution du rapport de l'ENFFADA en juin 2019.

Ça nous donne l'impression qu'on ne peut pas compter sur le gouvernement. Les actions viennent toujours de la communauté, a souligné la coordonnatrice du Projet Iskweu, Jessica Quijano.

Nos peuples souffrent tous les jours du racisme et ça ne devrait pas en être ainsi en 2020. Nous sommes tous égaux, nous sommes sacrés, a lancé d'emblée Laureen Blu Waters, une personne bispirituelle de la Saskatchewan qui a accompagné les commissaires de l'ENFFADA dans leur travail.

« C'est la responsabilité de tout le monde au Canada, pas seulement des Autochtones, de dénoncer la violence contre nos peuples. Si vous vivez sur ces terres, vous devez soutenir ceux qui perdent leur vie et ceux qui sont disparus. »

— Une citation de  Laureen Blu Waters

Les personnes autochtones issues des diversités sexuelles de genre sont souvent oubliées quand on parle des femmes disparues. Mais il faut montrer aux gens que cette diversité n'est pas nouvelle. La diversité de genre et de sexualité a toujours existé sur ce continent, tenait également à préciser Laureen Blu Waters.

Pour la présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), Viviane Michel, ce qui est arrivé à Joyce Echaquan est la preuve qu'il y a encore beaucoup de travail à faire.

Chaque jour, je vois encore des femmes disparues et, aujourd’hui, ce qui est triste, c’est que Joyce Echaquan fait partie des statistiques. Nous avons perdu une sœur et pour qu’on nous croie il faut que des tragédies comme ça arrivent, a déclaré Mme Michel qui se trouvait au même moment à la vigile organisée à Odanak.

Nous sommes des peuples résilients, mais pour combien de temps pouvons-nous supporter tout ça?, questionne Laureen Blu Waters. Nous sommes fatigués, nous vivons de la frustration.

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