•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plus de 260 000 $ amassés pour la famille Echaquan avec une campagne GoFundMe

L'enfant tient un portrait au milieu d'une foule.

Lucas, l'un des sept enfants de Joyce Echaquan, tient un portrait de sa mère, lors de la veillée à la chandelle en son honneur mardi soir. Cette femme autochtone est décédée lundi à l'hôpital de Joliette dans des circonstances troubles.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Gabrielle Paul
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En seulement quelques jours, une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe (Nouvelle fenêtre) a permis de recueillir plus de 260 000 $ grâce aux dons de plus de 7000 personnes, afin de soutenir les proches de Joyce Echaquan.

Cette campagne est l'initiative d'une femme innue qui a senti le besoin de venir en aide à cette famille « dans un élan du coeur ». Chantal Chartrand ne pensait jamais que cette campagne de sociofinancement engendrerait autant d’engouement.

J’aurais jamais pensé que ça allait prendre autant d’ampleur, même par rapport à la couverture médiatique, je ne m’y attendais pas, affirme-t-elle au bout du fil alors qu’elle est en route vers Manawan pour assister aux cérémonies à la mémoire de Joyce Echaquan.

Elle a été invitée par la famille Echaquan à se rendre dans la communauté dont l’accès est toujours restreint en raison de la pandémie. Être invitée dans la communauté comme ça, c'est un honneur pour moi, souligne-t-elle.

Chantal Chartrand ne connaissait pas Joyce Echaquan ni son conjoint Carol Dubé avant que le drame survienne. Elle est par contre amie avec une cousine de Mme Echaquan qui l’a appuyée dans ses démarches pour venir en aide à la famille.

« Une mère, ça n’a pas de prix, mais j’espère que ça pourra leur procurer un peu de bonheur. »

— Une citation de  Chantal Chartrand, instigatrice de la campagne GoFundMe

Innue de Uashat mak Mani-utenam, Mme Chartrand s’est sentie interpellée lorsqu’elle a vu la vidéo que Joyce Echaquan a filmée de ses derniers moments sous une pluie d’insultes de membres du personnel soignant de l’hôpital de Joliette, il y a près d’une semaine.

En tant qu’Autochtones, on se tient beaucoup entre nous, dit-elle. J’ai eu mal à mon cœur de maman quand j’ai su qu’elle avait 7 enfants. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose.

Ving-six fois plus qu'escompté

Au départ, elle souhaitait amasser 10 000 $ pour couvrir les frais funéraires et ainsi éviter à la famille de porter ce poids.

Pour amasser les 10 000 $, j'avais mis un objectif de 100 000 $. On m'a dit que si l'objectif était plus grand, ça incitait plus les gens à donner. On a rapidement atteint cet objectif, je l'ai donc monté à 300 000 $, explique-t-elle. Il y a vraiment eu un élan de solidarité.

Au lendemain de la mort de Mme Echaquan, Chantal Chartrand s'est rendue à la vigile organisée à Joliette. Ça a été l'occasion pour elle de faire la connaissance de la famille et d'obtenir son accord pour organiser la campagne GoFundMe.

Mme Chartrand a également mené une autre collecte pendant la vigile auprès des gens présents, ce qui lui a permis d'obtenir environ 1470 $ pour payer le séjour à l'hôtel de la famille Echaquan.

Cette vigile a été ponctuée de moments remplis d'émotions pour Mme Chartrand, dont l'un partagé avec le jeune fils de Joyce Echaquan, Lucas.

« Quand on m'a dit qu'il était le fils de Joyce, j'ai été très émue. Il m'a demandé ''pourquoi tu pleures?'' Je lui ai dit ''c'est parce que ta maman est un superhéros'' et il a essuyé mes larmes. »

— Une citation de  Chantal Chartrand

Ils forment une famille très humble et, en tant que famille, ils ont une richesse que personne d'autre n'a. J'espère que cet argent leur permettra de vivre des petits bonheurs, conclut Mme Chartrand.

Avec des informations de Valérie Boisclair.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !