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Des élues de Wemotaci demandent le renvoi de la ministre D’Amours

Sylvie D'Amours répond à une question.

La ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D'Amours, en commission d'étude des crédits budgétaires 2020-2021.

Photo : Tiré d'une diffusion de l'Assemblénationale du Québec

Radio-Canada

La vice-chef Alys Quoquochi et la conseillère Alexandra Awashish du Conseil des Atikamekw de Wemotaci demandent que la ministre responsable des Affaires autochtones Sylvie D’Amours soit démise de ses fonctions. Elles estiment que la ministre n’a pas démontré de « véritable de volonté de collaborer avec les Premières Nations depuis son arrivée en fonction ».

Les deux élues ont fait parvenir une lettre au premier ministre vendredi dans laquelle elles déplorent qu'aucune avancée significative n'ait été faite pour mettre en place les recommandations du rapport de la commission Viens, paru en septembre 2019.

Mmes Quoquochi et Awashish soulignent également que le gouvernement de la CAQ refuse de donner son accord à la Déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones. Une preuve, selon elles, que le gouvernement a un manque d'intérêt réel envers [les] besoins et [la] réalité des Premières Nations.

Le décès de madame Echaquan nous a laissées dans une profonde tristesse et un désarroi que nous portons depuis trop longtemps à cause [...] du mépris manifesté par les institutions gouvernementales et du racisme systémique, peut-on lire dans leur lettre à François Legault.

Assez c’est assez. Le temps n’est plus aux belles paroles ni à la sympathie. Il vous faut, dès maintenant, agir promptement pour que cesse définitivement toute manifestation de racisme systémique crasse.

Une citation de :Alys Quoquochi et Alexandra Awashish dans leur lettre au premier ministre

Il en va de vous, monsieur le premier ministre, et de votre gouvernement, de prendre toutes les actions nécessaires, dont la destitution de la ministre D'Amours, pour que cessent maintenant les injustices, le mépris et le racisme dans les instances et les structures gouvernementales québécoises, écrivent-elles également.

Ce n’est pas la première fois que la ministre D’Amours essuie les critiques depuis la mort de Joyce Echaquan. Plus tôt cette semaine, les députés libéraux ont également demandé la démission de la ministre.

La cheffe libérale Dominique Anglade avait déploré la froideur du communiqué que la ministre avait fait paraître deux jours après la mort de la mère de famille atikamekw, et le peu d’actions entreprises un an après la publication du rapport de la commission Viens.

Sylvie D’Amours a tenu à se défendre en assurant avoir été présente auprès de la communauté atikamekw et en soutenant qu’une cinquantaine de recommandations du rapport Viens sont en chantier.

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