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Rapport Viens : il ne manque que l'APNQL pour aller plus loin, selon la ministre D'Amours

La députée de Mirabel pour la Coalition avenir Québec et ministre des Affaires autochtones du Québec, Sylvie D'Amours.

La députée de Mirabel pour la Coalition avenir Québec et ministre des Affaires autochtones du Québec, Sylvie D'Amours.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

51 recommandations sont en chantier un an après le dépôt du rapport de la commission Viens et les ministères concernés sont à pied d’œuvre. Il ne manque que le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, « en réflexion », pour poursuivre les discussions, soutient la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D'Amours.

La pandémie a ralenti la mise en action des 140 appels du rapport de la commission Viens encore à concrétiser, mais plusieurs de ces recommandations sont bien entamées, tient à préciser la ministre des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours.

Une liste des mises en chantier, envoyée à Espaces autochtones, permet de connaître les actions en évolution concernées, sans pouvoir mesurer l’avancement des travaux pour chacune.

Les actions entreprises touchent les cinq services publics couverts par le mandat de la commission Viens, soit les services policiers, correctionnels, de justice, de santé et services sociaux et de protection de la jeunesse.

Après la longue pause imposée par le coronavirus, le gouvernement a lancé un appel pour une reprise des discussions avec les deux groupes de travail, l’un politique, l’autre composé de divers organismes, dont le regroupement des centres d’amitiés autochtones, créés lors de la rencontre du 27 janvier.

Tout le monde a répondu positivement, sauf que l’APNQL était encore en réflexion, donc on attend après eux, dit Mme D’Amours. Et cette collaboration lui est nécessaire pour travailler et prioriser certains appels à l’action.

Pourtant, une date est déjà inscrite à l’agenda de la ministre des Affaires autochtones pour une rencontre avec le chef de l’APNQL, Ghislain Picard. Ce rendez-vous permettrait entre autres de préparer la prochaine rencontre politique touchant aux deux rapports, Viens et ENFFADA.

Sylvie D’Amours ajoute qu’entre-temps le travail avec des organismes en milieu urbain peut déjà reprendre, entre autres avec les centres d’amitié autochtones. J’ai une très, très grande confiance en leur savoir, leur façon de faire.

On est en constante collaboration [avec les centres d’amitié autochtones du Québec] pour trouver une façon de répondre à plusieurs appels à l’action, dit encore la ministre D’Amours.

En décembre 2019, la ministre avait déclaré miser sur ces centres comme porte d'entrée permettant d’intégrer les services du gouvernement du Québec auprès des communautés. Une déclaration qui avait irrité des chefs autochtones, insultés de ne pas être consultés pour certaines recommandations incluses dans le rapport de la CERP.

Invitée par Espaces autochtones à répondre aux inquiétudes des porte-parole des partis d’opposition en matière d’affaires autochtones, la ministre Sylvie D’Amours se lance.

À Gregory Kelley, du Parti libéral, qui montre du doigt la faiblesse de tout le mécanisme de suivi du rapport, elle explique que la protectrice du citoyen du Québec, Marie Rinfret, étant indépendante, nous n’avons pas à lui dire quoi faire.

Mais, du même coup, elle nous apprend que toutes deux se sont rencontrées et que Mme Rinfret l’a informée qu’elle avait embauché une Autochtone pour le volet autochtone et qu’elle allait suivre de très près les rapports [Viens et ENFFADA].

À Manon Massé, de Québec solidaire, qui insiste sur le fait qu’il est temps de mettre en œuvre la troisième recommandation du rapport Viens d’élaborer une loi qui va garantir l’application de la Déclaration des Nations unies, Mme D’Amours réplique : il y a deux articles [dans cette déclaration] auxquels on doit trouver un sens commun des mots pour la mettre en action et que cette discussion doit se faire avec le chef Picard.

Enfin, à Pascal Bérubé du Parti québécois, qui souligne la marge de manœuvre financière du gouvernement permettant la réalisation de plusieurs des recommandations, Sylvie D'Amours rappelle que son rôle a été d’aller chercher du financement sans avoir de projets. Aucun ministre au Québec n’a été capable d’aller chercher 200 millions $ sans avoir de projet ou de programme à vendre.

Elle conclut qu’elle avait entre les mains deux rapports (Viens et ENFFADA) : et je ne voulais pas qu’ils soient tablettés.

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