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Chasse à l'orignal : Dufour met de l’huile sur le feu, dénoncent les libéraux

Le député libéral Gregory Kelley.

Le député libéral Gregory Kelley.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les libéraux dénoncent les propos tenus jeudi par le ministre Pierre Dufour, qui a évoqué une intervention policière pour mettre fin aux barrages installés par des Autochtones dans la réserve faunique La Vérendrye.

Au niveau de la sécurité publique, oui, ils auront un rôle à jouer s’il n’y a rien qui se dénoue, a déclaré jeudi le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, au micro de l’émission Des matins en or d'ICI Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue.

Ils devront intervenir si besoin il y a

Pierre Dufour, ministre québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs

Ils disent : "si ça fonctionne pas, ben il y a la police!", déplore Francine Charbonneau, porte-parole libérale en matière de forêts, de faune et de parcs.

Selon elle, tant le ministre Pierre Dufour que la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D'Amours, n'ont pas rempli leurs devoirs quant à une consultation en bonne et due forme avec les communautés anichinabées.

Francine Charbonneau, porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de forêts, de faune et de parcs.

Francine Charbonneau, porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de forêts, de faune et de parcs.

Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

C’est pas un problème d’une semaine, c’est un problème qui perdure. Le ministre aurait eu amplement le temps, avant l’Action de grâces, de s’asseoir et de discuter. On se demande : où sont-ils?, soutient la députée des Mille-Îles.

La déclaration du ministre ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu et je me questionne [à savoir] est-ce que ce gouvernement a appris quelque chose de la crise Wet'suwet'en?, lance le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires autochtones, Gregory Kelley.

Normalement, dans un dossier comme ça, un blocage des routes, il y a un processus de consultation, au minimum une table de concertation, où tout le monde discute pour régler la situation. Elle [Sylvie D’Amours] n’est pas présente!, ajoute le député de Jacques-Cartier.

Des membres des communautés de Lac-Barrière, Kitigan Zibi et Kitcisakik bloquent plusieurs accès aux chasseurs tout au long de la route 117. Ils réclament un moratoire sur la chasse à l’orignal. La nation anichinabée considère que la chasse sportive est actuellement excessive dans le contexte où la population d'orignaux est en déclin.

La semaine dernière, l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a sommé Québec de s’impliquer dans des discussions avec les leaders anichinabés pour en arriver à un plan d'action.

Actuellement, le déclin de la population d’orignaux n’est pas jugé critique par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). Le ministre Dufour a toutefois fait valoir jeudi que la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a néanmoins délivré moins de permis de chasse qu’à l’habitude.

Il réitère que nombreuses discussions ont eu lieu avec les communautés au sujet du nouvel inventaire aérien dans la réserve faunique La Vérendrye.

Il y a des communautés autochtones qui ont participé à cette situation-là, dont Kitcisakik. Il y avait 5 communautés sur 7 qui ont décidé de participer. Comme de raison, celle de Lac-Barrière, comme à peu près dans tous les dossiers, n’a pas participé à ce travail-là, a déploré Pierre Dufour sur les ondes d’CI Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue.

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