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Québec oublie les Premières Nations dans la relance économique, selon l’APNQL

Gros plan de Ghislain Picard.

Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) dénonce le projet de loi 66 déposé par le gouvernement du Québec, alléguant qu’il « relègue au dernier rang » les préoccupations et les enjeux autochtones.

Ce projet de loi se veut un outil pour le gouvernement caquiste afin d’assurer une relance économique soutenue pour pallier les difficultés engendrées par la pandémie de COVID-19. Il doit permettre d'accélérer la réalisation de près de 200 projets d'infrastructure au Québec. Certains projets d’envergure pourraient voir leur temps de réalisation être réduit de trois ans.

Mais tout comme le projet de loi 61, rejeté en bloc par les oppositions en juin et abandonné en août par le gouvernement caquiste, celui-ci ne satisfait pas les instances autochtones du Québec.

Ce projet confirme le peu de considération, voire l’indifférence du Québec pour une relance économique propre aux Premières Nations, s’insurge l’APNQL par communiqué.

L’organisation politique, qui parle au nom de 43 chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador, estime que le gouvernement continue d’agir comme si les Premières Nations et leurs dossiers allaient dans une case à part.

Elle dénonce en outre le manque de proactivité et de dialogue entre le gouvernement et les Autochtones qu’elle représente. Nous sommes disposés à nous mettre en mode solution, mais on ne peut pas discuter avec des chaises vides. Ça prend quelqu’un qui est à l’écoute, témoigne son chef, Ghislain Picard.

Toujours par voie de communiqué M. Picard rappelle que pour les questions économiques, les besoins et les intérêts des Premières Nations ne sont souvent pas les mêmes que ceux du Québec. Pourtant, une bonne partie de la richesse est issue des territoires ancestraux de nos nations, souligne-t-il.

Accélérer les travaux de près de 200 projets

La présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, a présenté son nouveau projet de loi le 23 septembre en spécifiant que les mesures d'allégement administratif qui y sont proposées seront temporaires.

Sonia LeBel s'adresse à ses collègues députés à l'Assemblée nationale.

La présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, a déposé le 23 septembre son nouveau projet de loi 66 sur la relance économique.

Photo : Radio-Canada

Elles visent spécifiquement 81 projets dans le secteur de la santé, 40 en éducation, 52 en transport routier et collectif et 8 sur des édifices gouvernementaux. Ces projets concernent majoritairement des maisons des aînés, des hôpitaux et des écoles.

Pour générer des économies de temps, le projet de loi 66 permettrait entre autres au gouvernement d’autoriser des travaux sur le domaine de l’État avant l’obtention des droits requis, d’accélérer les procédures d’évaluation environnementales, ainsi que d’obliger les personnes ou les entreprises visées par une procédure d’expulsion à se soumettre à celles-ci, sans droit de refus.

Ces modalités, qui ne devraient s’appliquer qu’aux projets sélectionnés au préalable par Québec, n’ont toutefois pas convaincu l’opposition officielle, qui reste toujours mitigée sur ce projet de loi. Le Parti libéral y voit une amélioration, mais y voit encore des problèmes.

Du côté des groupes environnementaux, on affirme que le gouvernement présente encore le respect des exigences environnementales comme un obstacle à la relance.

Avec les informations de Stéphane Bordeleau.

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