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L'eau est de retour dans la Première Nation Big Grassy River en Ontario

Une main qui tient un verre d'eau sous un robinet.

L'eau est à nouveau acheminée dans les demeures de la Première Nation Big Grassy River.

Photo : Autre banques d'images / Guy R. Leblanc

Radio-Canada

Depuis le 10 septembre, l’eau s’écoule à nouveau des robinets de la Première Nation Big Grassy River, en Ontario, après trois mois sans eau potable.

Un texte de Logan Turner, de CBC News

L’eau acheminée dans les demeures n’est toutefois pas traitée et provient directement du Lake of the Woods. La communauté attend toujours que le système de filtration des eaux soit réparé.

Depuis des semaines, les membres de Big Grassy River doivent se rendre à la plage afin de recueillir l’eau nécessaire pour les besoins sanitaires. Des édifices ont dû fermer leurs portes tandis que les écoles demeurent fermées, faute d’un accès sécuritaire et régulier à de l’eau potable.

Malgré les efforts déployés afin de rétablir le système, la cheffe Lynn Indian s’inquiète des conséquences de voir sa communauté privée d’un service régulier en eau potable.

J’ai été immédiatement préoccupée pour notre population, qui est vulnérable. Nous avons des nouveau-nés, des aînés… Et j’étais aussi inquiète de savoir comment nous allions pouvoir acheminer de l’eau potable au sein de notre communauté, pour des raisons de santé et de sécurité.

Lynn Indian, cheffe de Big Grassy River

Une tempête en cause

L’interruption des services remonte au début du mois de juillet, lorsqu’un éclair a frappé le centre de traitement des eaux.

Un certain nombre de composantes essentielles au processus de traitement des eaux a alors été endommagé, a expliqué Melvin Major, qui travaille au centre de traitement des eaux de Big Grassy River. Plus précisément, ça a affecté ce que nous appelons le cerveau de l’usine de traitement, a-t-il ajouté.

Dès que l’incident a eu lieu, une téléconférence s’est tenue entre certains membres de la communauté pour former une cellule et déterminer ce qui devait être fait en priorité. La Première Nation a alors émis un avis afin de demander aux membres de la communauté de ne pas consommer l’eau.

Selon Tim Archie, directeur de projet pour l’usine de traitement des eaux, les employés du centre se sont activés afin de rétablir les niveaux d’eau dans les réservoirs […] parce qu’il y avait des problèmes de pression et d’alimentation des eaux.

Bien que certains problèmes ont pu être réglés, de nouvelles fuites ainsi que d’autres problèmes ont été identifiés, ce qui a retardé le rétablissement du système d’acheminement en eau potable. Retard qui a forcé la communauté à s’organiser autrement pour avoir accès à l’eau potable.

Grâce à notre cellule d’urgence, nous avons été en mesure de travailler tous ensemble et de nous assurer que nous avions de l’eau potable quand [il en manquait], a expliqué la cheffe Indian. Nous avons pu distribuer de l’eau du lac [non traitée] aux membres de la communauté pour, par exemple, la chasse d’eau des toilettes.

Nous avons réussi à creuser un puits près de la communauté; ce n’est pas de l’eau traitée, mais c’est de l’eau que nous avons pu utiliser, heureusement, pour laver nos enfants et pour notre hygiène personnelle. On a aussi acheté de l’eau potable, pour faire la cuisine et pour boire, a-t-elle détaillé.

Un avis de faire bouillir l'eau levé en février

Ce n’est pas la première fois que la Première Nation Big Grassy River éprouve des problèmes d’approvisionnement et de qualité de l'eau.

Le système de traitement des eaux, construit en 1997, a été conçu pour durer 20 ans.

Le plus récent avis de faire bouillir l’eau, en mars 2017, résulte de l’incapacité des installations à fonctionner adéquatement. Cet avis a été levé en avril 2019, après la réparation et l’entretien du système de traitement des eaux.

Un autre avis, cette fois-ci de plus courte durée, a été levé en février 2020, après avoir été en vigueur depuis août 2019.

Des travaux d’expansion des installations, qui doivent régler à long terme les problèmes d’eau de la Première Nation, ont commencé en mai, mais ils ne devraient pas être achevés avant mai  de l'an prochain.

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