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Un musicien atikamekw boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec

Un jeune homme joue de la guitare.

Nikan Awashish, leader et fondateur du groupe Nikanik.

Photo : Wapikoni mobile

L’auteur-compositeur-interprète atikamekw d’Obedjiwan Nikan Awashish a provoqué le destin en soumettant son nom à Re-Connaître – Impulsion, un programme pour les arts autochtones du CALQ. Sa candidature, déposée par Culture Mauricie, a été retenue et lui permet d’obtenir une bourse de 5000 $.

5000 $, ça ne change pas le monde, mais ça donne le coup de pouce nécessaire pour ouvrir la voie à d’autres artistes autochtones.

La bourse que j’ai eue, c’est pour me bâtir un nouveau studio, révèle Nikan Awashish, parce qu’ici à Obedjiwan, y’a beaucoup de talents cachés et aucun studio d’enregistrement, actuellement.

Son but est d’aider ces talents à sortir de la gêne et à se lancer dans le monde musical avec du matériel professionnel. Un autre Atikamekw, Ivan Boivin-Flamand, de Manawan, lui donne un coup de pouce dans la réalisation de ce projet.

J’ai pensé ouvrir une porte pour les autres personnes qui veulent essayer dans un studio. C’est un choix personnel que j’ai fait pour aider mon prochain.

Nikan Awashish

À 24 ans, Nikan Awashish a quelques années de métier en tant que musicien. Leader et fondateur du groupe Nikanik, il compose depuis plus de six ans. Un premier album éponyme abordait les thèmes de l’amour et des expériences de vie.

Le groupe prépare son deuxième album, qu’il compte bientôt enregistrer au studio Makusham de Maliotenam, le studio de Florent Vollant qui a, lui aussi, permis la formation et le rayonnement de plusieurs jeunes musiciens autochtones.

Dans nos nouvelles compositions, je parle de la vie autochtone traditionnelle, la pratique des savoir-faire et la chasse, raconte le jeune artiste, qui mentionne les groupes Maten et Kashtin comme références musicales. J’ai grandi avec cette musique-là.

Chez la nouvelle génération, il cite son ami Ivan Boivin-Flamand et Scott-Pien Picard, deux artistes en pleine ascension.

Lui-même a déjà foulé la scène du festival Innu Nikamu de Maliotenam, en 2018. J’ai toujours voulu y chanter. Je m’étais dit : ''Un jour, je vais chanter dans ce festival'', deux ans après, j’ai réalisé mon rêve.

Si les derniers mois ont été difficiles pour lui comme pour tout le monde de la musique, en raison de la COVID-19, il admet avoir profité de cette période pour se rapprocher de sa famille et la divertir avec sa musique.

Il a aussi participé au projet Kata iti miroparin (ça va bien aller) de Sakay Ottawa, une initiative née au temps du confinement qui a fait les beaux jours des réseaux sociaux.

Donner une impulsion à sa carrière

La bourse du CALQ arrive à un moment propice pour Nikan Awashish et son projet de studio. L’artiste s’est déjà plongé dans des formations en ligne pour apprendre à utiliser le logiciel d’enregistrement, pour apprendre à mixer. Je me donne peut-être une année, je veux prendre mon temps pour bien connaître l’équipement avant de commencer à enregistrer.

Sélectionné par un jury composé de représentants autochtones, Nikan Awashish compte, avec cette bourse et le studio qui en résultera, inciter la jeunesse autochtone à regarder vers l’avenir, ce que veut aussi dire Nikanik, le nom de son groupe.

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