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Une aînée crie de la Saskatchewan dit avoir été victime d'un mauvais traitement médical

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Janette Sanderson dit qu'on lui a injecté une substance dans le bras alors qu'elle était aux urgences de l'hôpital Victoria à Prince Albert, le 30 juin, pour une cheville cassée.

Photo : Radio-Canada / Trevor A Bothorel

Radio-Canada

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan dénonce ce qu'elle considère comme un cas de mauvais traitement médical envers une de ses aînées.

Janette Sanderson, membre de la Nation crie de James Smith, s’est rendue à l’hôpital Victoria de Prince Albert à la fin du mois de juin pour une cheville cassée.

Ce qui devait être une intervention régulière s’est toutefois transformé, selon elle, en cauchemar.

La femme de 53 ans affirme qu'on lui a injecté une substance inconnue dans le bras alors qu’elle était aux urgences.

L’infirmière m’a fait une injection dans le bras et je lui ai dit que ça brûlait. J’ai pleuré pour qu’elle arrête, mais elle a continué et a ignoré ma douleur.

Janette Sanderson, aînée de la Nation crie de James Smith

L'injection a causé des brûlures importantes sur le corps de Janette Sanderson. Elle a donc été transportée dans un centre hospitalier de Saskatoon où elle est restée deux semaines.

Lorsqu’on m’a donné mon congé, on m’a dit que mon bras allait guérir tout seul, mais la situation s’est aggravée. Je suis allée voir un médecin à Melfort, et il m’a dit que c’était une brûlure causée par du potassium et non pas du calcium, comme le prétendait le personnel de l'Hôpital à Prince Albert, relate-t-elle.

Inacceptable, déplorent des chefs autochtones

Le chef de la Nation crie de James Smith, Wally Burns, n’a pas l’intention de rester les bras croisés face à cette histoire.

Janette Sanderson a été traitée de façon inexcusable, dit-il, rappelant que les aînés sont vulnérables et doivent être protégés.

Le vice-chef de la FSIN, David Pratt, demande quant à lui des changements immédiats dans le système de santé afin de revoir les soins prodigués aux membres des Premières Nations.

Les terribles histoires de mauvais traitements se sont manifestées dans le passé et se poursuivent encore aujourd’hui, se désole-t-il.

Quant au chef de la FSIN, Bobby Cameron, il indique que la famille sera soutenue juridiquement, politiquement et spirituellement jusqu’à ce que le dossier soit résolu.

Chose certaine, aucun autre aîné ne doit subir ce genre de traitement, affirme-t-il.

Une enquête en cours

L’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) indique que ses responsables sont conscients de la situation et qu’une enquête sur les problèmes de la qualité des soins est en cours.

Selon elle, un contact a été établi avec la patiente et sa famille.

La SHA précise qu’elle ne peut pas fournir plus de détails dans ce dossier, mais qu’un processus d’analyse est en cours, comme dans toute situation où la qualité des soins prodigués suscite des inquiétudes.

Avec les informations de Nicolas Duny

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