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Déclaration des Nations unies : l'APNQL invite Québec à discuter

Gros plan de Ghislain Picard.

Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) dit « tendre la main » au gouvernement Legault suite aux réserves émises par le premier ministre quant à l'adoption au Québec de la Déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones.

Lors d'un passage dans le Nord-du-Québec, le premier ministre François Legault avait dit craindre que l'adoption de cette Déclaration ne résulte en un droit de veto pour les Autochtones sur les projets de développement au Québec.

L'APNQL a déclaré, dans un communiqué, que, maintenant que la position du premier ministre est enfin connue, elle y voit des pistes de solutions et « propose d’entreprendre dès maintenant des discussions entre le gouvernement provincial et les Premières Nations ».

Le premier ministre Legault doit d’abord réaliser qu’il ne s’agit pas de « donner » des droits, mais bien de reconnaître des droits. Le régime colonial a laissé des traces. Il faut également que le premier ministre du Québec admette que toute reconnaissance des Nations sans précisions sur les droits que cela implique serait vide de sens.

Ghislain Picard, chef de l'APNQL, dans un communiqué

Il faut être très prudent avec la Déclaration des Nations unies. Oui sur les principes, mais il ne faut pas qu’il y ait d’impact sur l’intégrité du territoire québécois, avait aussi déclaré le premier ministre Legault la semaine dernière.

Le dernier article de cette Déclaration, l'article 46, stipule qu'aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme [...] autorisant ou encourageant aucun acte ayant pour effet de détruire ou d’amoindrir, totalement ou partiellement, l’intégrité territoriale ou l’unité politique d’un État souverain et indépendant.

L'APNQL cite aussi un récent sondage qu'elle a financé et qui indique que 9 répondants sur 10 estiment que le gouvernement Legault doit en faire davantage pour lutter contre le racisme et la discrimination contre les Premières Nations au Québec.

« Le gouvernement Legault est-il prêt à suivre la voie indiquée par la population? », se questionne le chef de l'APNQL Ghislain Picard dans ce même communiqué.

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