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J'achète un livre québécois... et autochtone

Le livre est posé sur un pont, sur une piste cyclable dans la forêt.

« Shuni » se veut une lettre ouverte à l'échange entre l'Innue Naomi Fontaine et son interlocutrice allochtone.

Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard

Radio-Canada

« Un des meilleurs 12 août », ont dit les libraires, au lendemain de la journée J’achète un livre québécois, instaurée en 2014. Le confinement a-t-il eu une incidence sur cet engouement pour la littérature québécoise? Et les livres signés par des Autochtones ont-ils eu une place de choix dans les achats effectués? Voici quelques suggestions qui pourraient vous donner furieusement envie de retourner dans les librairies.


Michel Jean en studio tient son plus récent livre.

L'auteur et journaliste Michel Jean et son livre « Kukum ».

Photo : Radio-Canada / Vincent Côté

Kukum, Michel Jean (Libre Expression, 233 pages)

Kukum est l'histoire d'Almanda Siméon, l'arrière-grand-mère du journaliste Michel Jean, Innu. Le roman nous amène dans un univers qui bat au rythme de la forêt et se balance entre deux époques qui seront marquantes pour les Innus, celle de la vie en forêt et celle de l'imposition des réserves et des pensionnats. Almanda, femme au destin extraordinaire, est l'une de ces quelques femmes blanches qui ont adopté le mode de vie innu. Le roman est finaliste pour le prix littéraire France-Québec.

— Isabelle Picard, Première spécialiste aux affaires autochtones, Radio-Canada


Le premier recueil de poésie de Maya Cousineau Mollen

Le premier recueil de poésie de Maya Cousineau Mollen, « Bréviaire du matricule 082 ».

Photo : Éditions Hannenorak

Bréviaire du matricule 082, Maya Cousineau Mollen (Hannenorak, 80 pages)

Parce qu'entre colère et douceur, Maya Cousineau Mollen revisite l'histoire tourmentée des peuples autochtones par la poésie et donc l'émotion.  

Maya écrit avec sensibilité et fait vibrer le lecteur de toutes les légitimes colères autochtones. Colères qu'elle surmonte, domine et sublime en une ligne de poésie!

— Soleïman Mellali, rédacteur en chef Espaces autochtones


Page couverture (gauche) du nouveau roman de Naomi Fontaine (droite)

Le plus récent ouvrage de Naomi Fontaine, « Shuni ».

Photo : Mémoire d'Encrier / Radio-Canada

Shuni, Naomi Fontaine (Mémoire d’encrier, 158 pages)

Je choisis Shuni, de la romancière innue Naomi Fontaine. Pour découvrir son univers à travers cette lettre qu'elle écrit à son amie prénommée Shuni, une jeune Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Pour comprendre également les déchirures et les doutes créés par la colonisation que l'écrivaine évoque dans son roman. Et, enfin, pour voyager en mots dans les paysages de Uashat, d'où est originaire Naomi Fontaine.

— Julie Marceau, journaliste Espaces autochtones


Un livre sur un présentoir de librairie.

«Contre le colonialisme dopé aux stéroïdes : le combat des Inuit du Québec pour leurs terres ancestrales» de Zedebee Nungak a été traduit par Juliana Léveillé-Trudel.

Photo :  Facebook / Éditions du Boréal

Contre le colonialisme dopé aux stéroïdes : Le combat des Inuit du Québec pour leurs terres ancestrales, Zebedee Nungak, traduction de Juliana Léveillé-Trudel (Boréal, 192 pages)

L’ouvrage permet d'avoir une perspective différente sur la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (puisqu'on entend davantage les Cris à ce sujet) et sur la colonisation au Nunavik. Lui-même signataire de la CBJNQ, Zebedee Nungak porte aujourd'hui un regard teinté de regrets sur cet accord qui a divisé les communautés inuit à l'époque. 

— Gabrielle Paul, journaliste Espaces autochtones


La couverture de la réédition de « Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse », un essai écrit par An Antane Kapesh.

La couverture de la réédition de « Eukuan nin matshi-manitu innushkueu / Je suis une maudite Sauvagesse », un essai écrit par An Antane Kapesh.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Je suis une maudite sauvagesse - Eukuan nin matshi-manitu innushkueu, An Antane Kapesh (Mémoire d’encrier, 216 pages)

Cet essai d’An Antane Kapesh, publié pour la première fois en 1976 et réédité en 2019, est un véritable cri du cœur à l’attention des Blancs venus coloniser le territoire ancestral des Innus de la Côte-Nord et du Labrador.  Les mots de cette première écrivaine innue sont durs et témoignent de la fin d’une époque et de la perte des repères d’un peuple laissé pour compte par une société qui tente par tous les moyens de les condamner au silence.

— Jean-François Villeneuve, édimestre Espaces autochtones


JD Kurtness, auteure innue.

La couverture du livre « De vengeance » de J. D. Kurtness

Photo : Courtoisie Sébastien Lozé

De vengeance, J.D. Kurtness (L’instant même, 132 pages)

Julie Kurtness ne fait pas dans l’écriture identitaire, elle préfère nous plonger dans l’humour noir et sadique avec son premier roman De vengeance et dans un monde étonnamment collé à notre réalité actuelle, puisque confronté à une épidémie, avec Aquariums, publié en 2019.

De vengeance suit le parcours d’une femme qui découvre à 12 ans le plaisir de tuer et en fera une habitude, croyant que la revanche peut améliorer la société. Cruelle, froide, elle n’en est pas moins attachante. Un ouvrage qui donne froid dans le dos…

— Anne-Marie Yvon, journaliste Espaces autochtones

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