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Le Brésil suspend un raid contre des miniers illégaux sur des territoires autochtones

Des hommes autochtones du Brésil en habits traditionnels.

Des hommes du peuple Munduruku, lors d'une manifestation à Brasilia en 2018.

Photo : The Associated Press / Eraldo Peres

Reuters

Le ministère de la Défense brésilien a suspendu jeudi une opération pour déloger des miniers illégaux sur des territoires autochtones de l’Amazonie. Le ministère assure avoir agi à la demande du peuple Munduruku, qui souhaite établir des mines sur ses terres.

Le raid, mené par l'agence de protection de l’environnement Ibama, a commencé mercredi sur des terres autochtones protégées dans l’État du Para. Des excavatrices et des pompes à eau utilisées pour l’extraction de l’or ont été détruites.

Des organisations autochtones ont dénoncé la déforestation et la pollution des rivières causées par les miniers illégaux soutenus par le président de droite Jair Bolsonaro.

Après la suspension du raid, le ministre de l'Environnement, Ricardo Salles, a reçu la visite de miniers et de membres du peuple Munduruku qui soutiennent les activités minières, à Brasilia.

Selon une déclaration du ministère de la Défense, l'opération de l'agence Ibama a été suspendue pour « évaluer les résultats en réponse à une demande d'Autochtones ». L'agence Ibama n'a pas souhaité commenter.

Le président Bolsonaro a déjà fait part de son intention de légaliser les activités minières sur les terres autochtones protégées et a critiqué, par le passé, ce genre de raid.

La déforestation des territoires autochtones de l’Amazonie a atteint de nouveaux sommets en 2020. La déforestation a augmenté de 59 % entre janvier et avril en comparaison avec la même période l’an dernier, d’après des données de Greenpeace.

Toujours selon Greenpeace, 72 % des activités minières illégales ont lieu sur des territoires autochtones ou des réserves naturelles.

Dans le nord de l’Amazonie, des organisations autochtones et environnementales dénoncent la présence de 20 000 miniers sur le territoire protégé du peuple Yanomami, l’un des plus isolés du Brésil.

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