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Une « pellicule noire » dans les eaux de la MRC de Deux-Montagnes

La pellicule noire s'est répandue dans le cours d'eau Gratton, qui se déverse dans un cours d'eau menant au lac des Deux Montagnes. Les images prises par les municipalités d'Oka et de Saint-Placide ont été prises à la jonction de cours d'eau près de la route 344 et du rang Saint-Jean.

La pellicule noire s'est répandue dans le cours d'eau Gratton, qui se déverse dans un cours d'eau menant au lac des Deux Montagnes. Les images fournies par les municipalités d'Oka et de Saint-Placide ont été prises à la jonction des deux cours d'eau, près de la route 344 et du rang Saint-Jean.

Photo : Courtoisie / villes d'Oka et de Saint-Placide

Urgence-Environnement enquête sur des rejets d’eaux contaminées liés à l’entreprise G&R Recyclage de Kanesatake. Les municipalités de Saint-Placide et d’Oka se disent inquiètes pour leurs citoyens alors que ce « liquide noir » à « l'odeur nauséabonde » se déverse dans le lac des Deux Montagnes.

Le maire de Saint-Placide, Richard Labonté, raconte avoir été parmi les premiers sur les lieux du déversement, samedi. C’est une pellicule noire, noire, noire, décrit-il.

La municipalité de Saint-Placide soutient qu’il s’agit de lixiviat (résidus de déchets) découlant des activités de l’entreprise mohawk G&R recyclage, sous la loupe du ministère de l’Environnement depuis 2015 pour de nombreuses infractions.

Urgence-Environnement assure que des mesures de mitigation ont été mises en place et y sont toujours afin d’atténuer les impacts sur l’environnement.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

De l'eau contaminée à Saint-Placide

En 2018, un reportage de La Presse faisait état de nombreuses plaintes de citoyens liées aux montagnes de rebuts générés par les activités de l’entreprise.

En 2019, G&R recyclage a reçu quatre constats d’infraction. Elle est actuellement sous ordonnance du ministère de l’Environnement de cesser le rejet d'eaux de lixiviation après avoir omis de respecter des restrictions et interdictions imposées.

Dans sa dernière ordonnance, en mars 2020, le ministère de l’Environnement soulignait que l’entreprise exploite son centre de tri en contravention avec plusieurs normes et conditions prescrites et lui rappelait son obligation d'aménager un ouvrage de captage étanche pour récupérer la résurgence de lixiviat.

Si le gouvernement tarde à agir, ça va se retrouver dans la nappe phréatique, s’inquiète le maire d’Oka, Pascal Quevillon.

Il faut arrêter ce désastre environnemental.

Pascal Quevillon, maire d'Oka

C’est incroyable que le ministère laisse des eaux contaminées se déverser dans le lac des Deux Montagnes, alors que certains citoyens y puisent leur eau, déplore pour sa part le maire de Saint-Placide.

Richard Labonté soutient avoir reçu de nombreuses plaintes en lien avec le déversement et les activités de l’entreprise.

J’ai des citoyens qui ont dû fermer leurs fenêtres, certains qui se sont même réveillés avec un mal de coeur, dit-il. L’odeur est indescriptible, c’est une odeur nauséabonde.

Des intervenants d'Environnement et Changement climatique Canada et d'Urgence-Environnement (Québec) se sont déplacés samedi sur les lieux du déversement.

Des intervenants d'Environnement et Changement climatique Canada et d'Urgence-Environnement (Québec) se sont déplacés samedi sur les lieux du déversement.

Photo : Courtoisie / Ville d'Oka

Le Conseil mohawk de Kanesatake suit la situation de près

Le centre de tri est situé sur la portion du territoire de Kanesatake qui s’étend jusqu’au rang Saint-Jean, entre les municipalités d’Oka et de Saint-Placide. Deux frères en sont propriétaires, Gary et Robert Gabriel.

Le Conseil mohawk de Kanesatake a affirmé à Espaces autochtones être en contact avec les autorités par l’entremise d’un de ses consultants en environnement. Le conseil de bande soutient également avoir discuté avec l’un des propriétaires pour s’assurer de bloquer ou contenir le déversement.

Le Conseil mohawk surveille le problème de très près et agira en conséquence au fur et à mesure que nous serons informés des détails du déversement, assure-t-on.

Urgence-Environnement doit fournir dès jeudi les résultats de ses analyses à la suite d’échantillons pris dans les eaux contaminées.

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