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Les entreprises autochtones durement touchées par la crise sanitaire

Le site Kinawit est situé aux abords du lac Lemoine, une voie maritime qui était empruntée jadis par les communautés cries et algonquines.

Le site Kinawit est situé aux abords du lac Lemoine, une voie maritime qui était empruntée jadis par les communautés cries et algonquines.

Photo : Radio-Canada

Les entreprises touristiques autochtones doivent composer avec les effets de la crise sanitaire. La moitié d'entre elles n’ont pas ouvert cet été, selon Tourisme Autochtone Québec.

Celles qui sont ouvertes le sont à 50 %, ce qui a des conséquences sur leurs revenus.

Au début de l’été, le Camp La Lucarne de Laniel a vu les annulations de réservations se multiplier, de la part de touristes américains et ontariens en majorité.

Depuis quelques semaines, la vie reprend petit à petit après le déconfinement.

La responsable du lieu, Madeleine Paul, peut enfin souffler. Le site, qui appartient à la communauté autochtone de Wolf Lake, accueille de nouveaux touristes qui découvrent l’endroit.

On reçoit beaucoup de Québécois qui viennent rester chez nous. Là, on est pas mal occupés avec les gens des alentours, des Québécois et des Ontariens aussi. C’est bien, ça va super bien, explique la responsable.

Au site culturel autochtone Kinawit, à Val-d'Or, la reprise se fait aussi sentir.

La coordonnatrice à la programmation Roxanne Labbé doit annuler les grands rassemblements pour des raisons de santé publique. Toutefois, le niveau d’achalandage augmente pour les plus petites visites depuis deux semaines avec le lancement d’un jeu d’évasion.

Niveau achalandage "visiteur un par un", il y en a peut-être plus que l’année passée. Et avant, on recevait beaucoup d’Européens, mais avec la COVID, ils ne peuvent pas venir nous voir, donc on reçoit beaucoup [de gens] de Montréal, mentionne Roxanne Labbé.

La guide touristique Fabienne Théoret-Jerôme croit que le site doit avoir une offre spéciale pour se démarquer.

On a des gens de la région qui viennent, ça commence tranquillement. C’est sûr qu’avant, c'était beaucoup des gens de l’extérieur, précise-t-elle

La moitié des 140 entreprises touristiques membres de Tourisme Autochtone Québec sont toujours fermées en raison de la crise.

En Abitibi-Témiscamingue, 4 des 8 entreprises membres de l’organisme n’ont pas rouvert.

C’est certain que, pour plusieurs d’entre eux, il va y avoir des impacts financiers, le tourisme autochtone avant la COVID était en pleine expansion, la demande était là autant pour les touristes étrangers que ceux de l’intérieur, affirme le conseiller marketing Andrew Germain.

Il affirme que même les entreprises qui sont ouvertes doivent composer avec une baisse importante de l’achalandage touristique.

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