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Projet de cours pour préparer les étudiants autochtones au monde universitaire

Un groupe d'étudiants lors de leur cérémonie de remise de diplôme.

Une première version de la formation sera prête à l'automne 2022 et une version peaufinée pourra être accessible en 2023.

Photo : The Associated Press / Mark Felix

Gabrielle Paul

Une professeure du département de l'éducation de l'Université TÉLUQ travaille à la mise sur pied d'une formation bilingue à distance visant à préparer les Autochtones aux études universitaires. Une première version doit être prête en 2022.

La professeure Isabelle Savard est spécialisée en technologie éducative et possède aussi une expertise en design pédagogique.

Le projet vise à permettre aux étudiants autochtones de se préparer à l'entrée à l'université et d'arriver avec un sentiment de confiance en leurs capacités.

Isabelle Savard, professeure du département de l'Éducation de l'Univeristé TÉLUQ

Mme Savard a eu l'idée de ce projet en 2019 en collaboration avec le directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Des formations de ce genre sont déjà offertes dans certaines universités pour aider les étudiants dans la prise de note et la citation des sources, par exemple, mais aucune n'a été élaborée spécifiquement pour les étudiants autochtones.

Il n'y a pas eu beaucoup de recherche concernant les défis pédagogiques des Autochtones à l'université, constate la professeure, qui a reçu pour son projet une subvention de 50 000 dollars de l'Université du Québec.

Un comité consultatif sera mis sur pied à l'automne. Des groupes de discussion et des sondages seront aussi organisés auprès des étudiants et des futurs étudiants autochtones. Les données et l'information recueillies seront ensuite analysées.

Mon approche c'est toujours de planifier en collaboration avec les futurs apprenants, précise-t-elle. Il faut s'assurer que ça réponde à un besoin réel.

[La formation] pourrait éventuellement servir de pont entre le collégial et l'universitaire. Ce sera une de nos questions d'analyse.

Isabelle Savard, professeure du département de l'Éducation de l'Univeristé TÉLUQ

Isabelle Savard a d'ailleurs écrit sa thèse de doctorat sur l'identification des variables culturelles en design pédagogique.

Les variables peuvent être, par exemple, le rapport au temps, à la motivation ou à l'autorité, illustre-t-elle. Est-ce qu'on considère l'enseignant comme une figure d'autorité ou une personne avec qui on peut discuter? C'est le genre d'analyse qu'on devra faire.

Une première version de la formation sera prête à l'automne 2022 et une version peaufinée pourra être accessible l'année suivante.

Divers défis

Le principal défi du projet sera de rendre accessible la formation dans les régions où l'accès à internet n'est pas optimal.

Des boîtes Wi-Fi pourront être envoyées dans les communautés pour s'assurer que les gens qui veulent suivre la formation puissent le faire, dit Mme Savard. Nous allons devoir identifier les communautés lors des consultations.

Un autre défi, c'est que les étudiants doivent se déplacer vers les grands centres déjà pour les études, on ne veut donc pas leur imposer une plus grande période de temps hors communauté, ajoute-t-elle.

Isabelle Savard collabore avec trois collègues : Guylaine Malaison et Sophie Riverin de l'UQAC et Hugo Asselin de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). L'UQAC et l'UQAT sont deux universités qui reçoivent de nombreux étudiants autochtones, note Mme Savard.

L'Université du Québec à Montréal (UQAM), l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ainsi que la Nation crie ont aussi signalé leur intérêt envers le projet.

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