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Wapikoni mobile lance un studio virtuel

Le studio sur roues de Wapikoni mobile.

Les studios ambulants de Wapikoni mobile parcourent des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre de jeunes créateurs issus de communautés autochtones.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Le coronavirus n’a pas découragé Wapikoni mobile de mener à bien sa mission. Privé de la possibilité de se déplacer pour aller à la rencontre des créateurs des communautés autochtones, l’organisme a décidé de devancer le lancement de son nouveau studio virtuel.

Lorsqu’on allait dans les communautés, on avait déjà ressenti le besoin d’offrir un perfectionnement sur le long terme, plus personnalisé. [Le studio virtuel], c’était déjà dans l’air, mais le contexte de la pandémie a favorisé la mise en place plus rapide, explique Carol-Anne Vallée, responsable du studio virtuel.

Les créateurs et créatrices qui ont déjà pu réaliser un projet, qu’il s’agisse d’un film, d’une vidéo ou de tout autre type d’œuvre artistique, avec Wapikoni ou de façon indépendante, peuvent s’inscrire en proposant leur idée d'ici dimanche soir afin d’obtenir l’accompagnement de cinéastes mentors.

Il peut s’agir d’un court métrage, d’un reportage, d’un projet de photo, d’écriture, de capsule humoristique ou même d’un podcast, détaille l'organisation.

Les candidats doivent posséder une connexion Internet. Si leur projet comprend de la vidéo, il leur sera nécessaire d'avoir une caméra ou un téléphone intelligent. L'équipe de Wapikoni s'assurera de jumeler chaque participant avec des spécialistes dont l'expertise pourra être mise à profit.

On favorisera aussi le jumelage de candidats et de cinéastes qui ont déjà travaillé ensemble par le passé, ajoute Mme Vallée. Il y a un lien de confiance qu'on essaie de privilégier.

Pour la première cohorte, qui débutera ses activités le 3 août prochain, quatre projets seront retenus et pourront être réalisés dans un maximum d'un mois.

L'équipe de Wapikoni espère ainsi pouvoir tester la formule et évaluer son efficacité afin de bonifier le nombre de candidats qui seront sélectionnés lors d'un prochain appel de projets.

Les escales mobiles interrompues

Le studio virtuel se mettra donc en branle alors que le volet des escales mobiles est interrompu, pandémie oblige.

D'ordinaire, Wapikoni se déplace dans les communautés. Ses équipes, qui fournissent tout l'équipement nécessaire, y restent en moyenne un mois, le temps d'aider les participants – les jeunes comme les aînés, précise Mme Vallée – à mener à bien leur projet.

Pour l'heure, l'équipe de Wapikoni ne sait pas si elle pourra reprendre la route de sitôt. On est incertains de savoir si on va pouvoir retourner dans les communautés. C'est un enjeu qui nous tient vraiment à cœur, dit Mme Vallée.

Outre le risque d'amener la COVID-19, il y a aussi celui de causer un stress au sein des communautés, et l'équipe de Wapikoni mobile en est bien consciente, résume la responsable du studio virtuel.

Tandis que les mesures de distanciation demeurent en vigueur, le studio virtuel doit permettre aux participants de créer des liens lors de rencontres en ligne où chacun pourra partager l'évolution de son projet. C'est aussi une façon de diminuer l'isolement, souligne Mme Vallée.

Lorsque les escales mobiles reprendront, le studio virtuel poursuivra sa mission.

Les escales mobiles vont permettre, par exemple, à quelqu'un qui participe au studio virtuel de venir [profiter de l'équipement et de l'expertise] et continuer son projet, dit Carol-Anne Vallée. On voit vraiment ces deux projets en étroite collaboration, ils se complètent.

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