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Crise d'Oka : « Les Mohawks ont fait preuve de résilience », dit Jagmeet Singh

Jagmeet Singh sourit à la caméra.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, au parc La Fontaine, à Montréal

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Le chef du Nouveau Parti démocratique estime que les 30 ans de la crise d’Oka sont l’occasion de souligner la « résilience » et le « courage » des Mohawks qui ont dressé des barricades, en 1990, contre un projet immobilier dans la pinède. Il participe samedi aux activités de commémoration organisées par des Mohawks. Espaces autochtones lui a posé cinq questions.

Qui vous a invité aux commémorations de la crise d’Oka?

C’est Ellen Gabriel [porte-parole mohawk durant les événements de 1990] après mes déclarations sur le racisme systémique. Elle a invité des personnes spécifiques qui, à son avis, ont montré qu’ils sont des alliés pour les Mohawks. 

De quoi doit-on se souvenir au sujet de la crise d’Oka, selon vous?

La force d’une communauté qui a été opprimée, qui a fait face à des grands défis et à de l’injustice, et qui, à travers ça, a fait preuve de résilience. Je pense qu’ils ont inspiré une génération de militants pour les droits autochtones. La force et la résilience, c’est tellement important.

Les questions territoriales ne sont toujours pas réglées; le NPD serait-il prêt à reconnaître un quatrième gouvernement?

Notre position, c’est qu’il ne faut pas reconnaître les droits des communautés autochtones juste avec des mots ou des paroles, mais [en adoptant] la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. C’est une déclaration qui donne de vrais pouvoirs aux communautés autochtones pour reconnaître leur souveraineté, leurs droits de prendre des décisions.

Comment allez-vous travailler sur la question de l’autogouvernance?

(Espaces autochtones donne en exemple la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), signée en 1975, qui a octroyé une large autonomie politique et administrative aux communautés cries, dans le nord du Québec.)

La question est complexe et la réponse va être complexe. Premièrement, ce qu’il faut reconnaître, c’est que les communautés autochtones avaient leur système de gouvernance et que ce sont les politiques colonialistes qui ont brisé ce système. Notre responsabilité, maintenant, est de les aider à recréer leur système de gouvernance.

Ça va être difficile, parce qu’il y a un conflit entre les chefs traditionnels et héréditaires, mais ce n’est pas à nous de choisir un côté ou l’autre. C’est à nous de reconnaître que leur système, qui a existé pendant des milliers d’années, a été brisé par le Canada. Et c’est le Canada qui doit les aider à retrouver leur propre système de gouvernance. Je suis prêt à faire avancer cela.

Que pensez-vous de la Loi sur les Indiens?

Il faut repenser, reformuler nos relations avec les communautés autochtones. C’est ce que propose la Déclaration [des Nations unies sur les droits des peuples autochtones], c’est une révolution. Si on suit la déclaration, il faut réformer nos lois. À l’époque, les lois étaient établies pour continuer le statu quo qui laissait de côté les communautés autochtones.

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