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La Commission canadienne des droits de la personne s'attaque au racisme dans ses rangs

Marie-Claude Landry, présidente de la Commission canadienne des droits de la personne.

Marie-Claude Landry, présidente de la Commission canadienne des droits de la personne

Photo : CNW / CCPD

La Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) n’est pas à l’abri des préjugés et de la discrimination, a reconnu sa présidente Marie-Claude Landry, qui a annoncé une série de mesures pour combattre le racisme systémique envers les personnes autochtones et racisées au sein de son organisation.

Si la Commission assure avoir « une représentation globale élevée de personnel racialisé », il n’en demeure pas moins que du travail reste à faire afin que les personnes racisées et autochtones occupent davantage de postes au niveau de la gestion et de la haute direction, a indiqué Mme Landry.

Avant même que les discussions sur le racisme systémique soient ramenées à l’ordre du jour, la CCDP avait lancé un processus comprenant des formations et des discussions afin d’évaluer « comment le racisme se manifeste dans notre organisation et comment il influence le travail que nous faisons au quotidien et les services que nous offrons aux Canadiens et aux Canadiennes ».

Le racisme au Canada est une structure et non un événement. Il continue de priver trop de Canadiens et de Canadiennes de race noire, d’origine autochtone ou de groupes racialisés d’une vie exempte de discrimination.

Marie-Claude Landry, présidente de la Commission canadienne des droits de la personne

Des membres du personnel de la Commission ont suivi au cours des 18 derniers mois des formations afin de mettre en lumière certains préjugés inconscients. D’autres formations ont permis de s’attarder aux racines et aux fondements historiques du racisme et de l’intolérance au pays, a précisé Mme Landry dans un communiqué, le 26 juin.

Un projet pilote a également été lancé « afin de revoir de manière plus approfondie toutes les plaintes alléguant de la discrimination basée sur la race, la couleur ou l’origine nationale ou ethnique », a-t-elle ajouté.

Pour s’assurer de passer de la parole aux actes, Marie-Claude Landry a annoncé la nomination d’un « haut fonctionnaire de la Commission » qui sera chargé de superviser la mise en œuvre d’un plan basé sur les recommandations faites lors de tables rondes menées au cours des derniers mois.

Les employés racisés et autochtones au sein de la Commission seront rencontrés afin qu’ils puissent partager « leurs perspectives et leurs points de vue au sujet des barrières institutionnelles et structurelles qui peuvent exister au sein de la Commission ». Le système des embauches sera aussi revu en profondeur, assure-t-on.

Sur les 220 employés que compte la Commission canadienne des droits de la personne, sept s’identifient comme étant Autochtones, selon des données compilées en mars 2020, a fait savoir un porte-parole de la CCDP.

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