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Les Autochtones non résidents sont désormais admis à Pessamit

Des employés du Conseil de bande de Pessamit attendent les véhicules au point de contrôle.

Tous ceux qui entrent à Pessamit doivent s'identifier à ce point de contrôle.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Le déconfinement progressif de Pessamit se poursuit : les Autochtones qui ne résident pas dans la communauté sont admis depuis vendredi sur le territoire, mais ils doivent d’abord obtenir une autorisation du Conseil des Innus.

L'agent de communications du Conseil, Christian Rock, souligne que cette mesure permettra notamment de réunir des familles dont les membres habitent différents lieux sur la Côte-Nord.

Les non-membres autochtones, ce sont des membres de Uashat ou d'autres communautés autochtones, explique-t-il.

L'agent de communications du Conseil des Innus, Christian Rock, se tient devant le barrage routier situé à l'entrée de Pessamit.

Christian Rock affirme que le Conseil des Innus n'est pas prêt à lever le barrage routier situé à l'entrée de Pessamit.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Il y a eu plusieurs demandes de membres d'autres communautés qui voulaient venir ici.

Christian Rock, agent de communications, Conseil des Innus de Pessamit

Ces visiteurs ne seront pas admis s'ils présentent des symptômes de la COVID-19.

Pendant que les mesures de confinement diminuent au Québec, certaines communautés autochtones choisissent plutôt de conserver des règles sanitaires plus sévères pour préserver la santé de leurs membres.

Dans le cas de Pessamit, le territoire est toujours gardé par un barrage routier. Les résidents peuvent sortir de la communauté à leur guise, mais leurs allées et venues sont encore surveillées.

Sorties permises

Après une période de confinement total en avril, les résidents de Pessamit sont heureux de pouvoir sortir de la communauté pour faire des courses ou aller au restaurant, par exemple.

L'un d'eux, François Collard, a trouvé les derniers mois difficiles. Je vais dans les restaurants assez régulièrement, puis chaque midi je vais à Forestville ou à Baie-Comeau, explique celui qui savoure cette liberté en partie retrouvée.

Les membres de la communauté demeurent toutefois inquiets par rapport à la pandémie. On traîne tout le temps notre désinfectant, nos masques, affirme Anne-Marie Vollant, croisée à son retour de l'épicerie.

Anne-Marie Vollant exprime des craintes par rapport à la COVID-19 à son retour de l'épicerie.

Anne-Marie Vollant espère que les membres de sa communauté seront épargnés par la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Même si les règles s'assouplissent, le barrage routier à l'entrée de Pessamit est là pour rester.

Pour l'instant, on va attendre jusqu'au 11 juillet prochain. Après ça, on va surveiller l'évolution tout en espérant que ça ne progresse pas, explique l'agent de communications, Christian Rock.

Les membres de la communauté se sont habitués à cette réalité. Pour certains, ce contrôle routier leur apporte un sentiment de sécurité.

Il faut dire où on va, puis quand on rentre il faut le dire. Ils marquent, eux autres, la date et l'heure qu'on sort pour ne pas qu'on voyage sur de longues distances, souligne Anne-Marie Vollant.

Les résidents de Pessamit qui se rendent dans la MRC de Sept-Rivières ou dans une autre région du Québec doivent s’isoler chez eux pendant 14 jours lorsqu’ils reviennent dans la communauté. Cette règle émise par le Conseil des Innus s’applique pour tous les déplacements, incluant ceux de moins de 24 heures.

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