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Des Autochtones disent que la pandémie a mis leur santé mentale à rude épreuve

Une personne portant un chandail avec une capuche qui cache son visage est adossée à une clôture, seule.

Depuis des années, des études ont permis de documenter les disparités en matière de santé mentale entre la population autochtone et la population non autochtone au pays, note Statistique Canada.

Photo : Getty Images / zodebala

Radio-Canada

La pandémie est venue accentuer l’anxiété et le stress qu’éprouvaient déjà des Autochtones d’un bout à l’autre du pays, selon un sondage réalisé par Statistique Canada.

Sur les 1400 personnes qui ont répondu au sondage mené par l’agence fédérale, 60 % ont affirmé avoir remarqué un changement depuis le début de la pandémie de COVID-19 et des mesures de distanciation physique, jugeant désormais leur santé mentale moins bonne ou bien moins bonne qu’auparavant.

Lors du sondage, 38 % des répondants ont indiqué que leur santé mentale était à ce jour passable ou mauvaise, tandis que 32 % et 31 % des personnes ont indiqué que leur santé mentale était respectivement bonne et excellente ou très bonne.

Pour donner un peu de contexte, Statistique Canada précise qu’en 2017, au cours de l’Enquête auprès des peuples autochtones, 16 % des personnes sondées (Premières Nations vivant hors réserve, Métis et Inuit) estimaient avoir une santé mentale passable ou mauvaise.

Ce sont surtout les femmes autochtones qui ont jugé que la pandémie avait affecté leur santé mentale. Selon Statistique Canada, la crise de la COVID-19 a eu une incidence négative particulièrement importante sur la santé mentale de celles qui ont répondu à son sondage.

Les hommes qui ont participé à l’étude ont déclaré à 54 % que leur santé mentale était un peu moins bonne ou bien moins bonne depuis le début de la distanciation, contre 64 % chez les femmes.

Le rapport Les Autochtones et la santé mentale durant la pandémie de COVID-19 de Statistique Canada a été publié en ligne (Nouvelle fenêtre) le 23 juin 2020.

De manière générale, les Autochtones ont été proportionnellement plus nombreux à déclarer que leur santé mentale était à ce jour passable ou mauvaise, soit 38 %, comparativement à 23 % chez les non-Autochtones du Canada.

En proportion, ces derniers ont aussi été moins nombreux à indiquer que leur santé mentale s’était détériorée depuis le début de la pandémie; 52 % d’entre eux ont jugé que leur santé mentale était un peu moins bonne ou bien moins bonne depuis le début de l’éloignement physique, selon Statistique Canada.

Il est à noter que ce sondage, qui s’est déroulé en ligne du 24 avril au 11 mai, est basé sur une approche participative, et que par conséquent les données ne reposent pas sur les principes de l’échantillonnage, souligne Statistique Canada. Les répondants sont membres des Premières Nations, Métis ou Inuit et âgés de 15 ans et plus.

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