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Racisme systémique : le Bloc refuse de dire s'il acceptera les conclusions du comité

Yves-Francois Blanchet parle au micro, les mains levées devant lui.

Yves François Blanchet estime qu’une « seconde crise autochtone » – après celle des Wet'suwet'en –« s'est rapidement transformée en arme de politique partisane pitoyable ».

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, refuse de dire si son parti acceptera les conclusions d'un comité fédéral qui se penchera sur l'existence du racisme systémique au sein des services policiers au Canada.

Le comité de la sécurité publique doit se rencontrer une première fois mardi pour se pencher sur cette question spécifique.

Le mandat de ce comité a été au cœur d'un échange tendu à la Chambre des communes, la semaine dernière. Le Bloc québécois avait refusé de donner son consentement à une motion néo-démocrate qui affirme qu'il y a du racisme systémique au sein de la Gendarmerie royale du Canada.

Le chef Jagmeet Singh avait traité le leader parlementaire du Bloc, Alain Therrien, de raciste et avait refusé de s'excuser.

Les bloquistes, de leur côté, ont soutenu que la motion était prématurée et n'ont pas voulu présumer des conclusions du comité.

De passage dans sa circonscription de Chambly pour y présenter son bilan de session parlementaire, lundi matin, M. Blanchet n'a pas voulu ajouter de l'eau au moulin de cet épisode aux Communes en réponse aux questions des journalistes.

Évidemment, je n'ai pas envie que la journée, la semaine ou l'été soient contaminés par un exercice partisan. Je n'ai pas envie de ça, a-t-il dit.

Pourtant, il y a fait explicitement référence dans le document de neuf pages relatant la dernière session parlementaire et distribué aux médias.

Sous la rubrique Mot du chef, M. Blanchet mentionne une seconde crise autochtone – après celle des Wet'suwet'en – qui s'est rapidement transformée en arme de politique partisane pitoyable.

Le chef bloquiste dit que le mot pitoyable, en référence aux actions du Nouveau Parti démocratique, était mesuré.

Ça a donné lieu à un des exercices les plus inélégants, donc j'étais convaincu que c'était... d'avoir échappé le ballon. Et j'ai découvert ensuite que c'était devenu une opération orchestrée. C'est à ça que je ne veux pas donner de carburant, a souligné M. Blanchet.

À son avis, les seuls juges de cette situation entre le Bloc et le NPD seront les Premières Nations et les Québécois. Je m'en remets entièrement à leur jugement, a-t-il affirmé.

Après coup, il s'est refusé à répondre aux questions subséquentes à ce sujet, y compris sur le comité fédéral à venir et le geste qu'aurait posé M. Therrien et qui aurait déclenché la colère de M. Singh.

M. Therrien, à ses côtés, n'a pas pris la parole pour y répondre. Je réponds aux questions, a tranché M. Blanchet, en anglais, à l'intention d'une journaliste.

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