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L'APNQL juge irrecevable le rapport du BAPE sur le projet minier à Saint-Michel-des-Saints

Photo de Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

Photo : Reuters / Chris Wattie

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) estime que le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le projet minier Matawinie est une aberration s’il ne tient pas compte du point de vue de la nation atikamekw.

Le rapport doit être déposé au plus tard aujourd’hui au ministre de l’Environnement. Une audience devait initialement se dérouler à Manawan en février. Dans la foulée de tentatives pour fixer une nouvelle date d’audience cet hiver, le ministre Benoît Charette a finalement indiqué aux Atikamekw à la fin du mois d’avril que la commission avait terminé ses travaux.

Les tentatives de la Première Nation pour que celles-ci soient reportées et tenues dans des conditions acceptables et raisonnables se sont avérées inconcluantes, indique l’APNQL, qui dit ajouter sa voix à celles du Conseil de la Nation Atikamekw et du Conseil des Atikamekw de Manawan.

Dans un communiqué diffusé mardi, l’organisation, qui regroupe 43 chefs des Premières Nations au Québec et au Labrador, qualifie le processus du BAPE d' aberration.

Que cache au juste cet empressement, tant de la part du BAPE que celle de la compagnie minière et du gouvernement du Québec, de brûler une étape pourtant élémentaire, soit la consultation en bonne et due forme des Atikamekw de Manawan pour ce projet susceptible d'avoir des conséquences irréversibles sur leurs droits inhérents sur leur territoire ancestral, demande l’APNQL.

Le dépôt d’un rapport de consultation [...] est inconcevable, donc irrecevable, ajoute le chef de l’APNQL, Ghislain Picard.

François Legault interpellé le 17 avril

Quatre jours avant le refus formel du ministre Charette de prolonger les travaux du BAPE pour ce projet minier, l’APNQL dit avoir demandé au premier ministre François Legault de suspendre temporairement toutes les consultations et analyses liées à des projets d’exploitation ayant des impacts sur les droits des Premières Nations.

Une demande restée lettre morte à ce jour, selon l’organisation.

Si les impératifs économiques exacerbés par la crise commandent une substitution déguisée des obligations légales du gouvernement du Québec envers les Premières Nations, celles-ci pourraient n’avoir d’autre choix que d’adopter des mesures pour faire stopper les projets qui y sont liés, conclut le chef de l’APNQL.

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