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Les Premières Nations de l’Est-du-Québec saluent l’abandon du projet Old Harry

Old Harry, à la frontière entre le Québec et le Labrador, est situé à 80 km des Îles-de-la-Madeleine.

Old Harry, à la frontière entre le Québec et le Labrador, est situé à 80 km des Îles-de-la-Madeleine.

Photo :  Pier Gagné

Les communautés micmaques de la Gaspésie, les Innus de la Côte-Nord et la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk (Malécites de Viger) se sont toujours opposés à de possibles travaux de forage au large des Îles-de-la-Madeleine.

Plus tôt cette année, la compagnie d’exploration pétrolière et gazière Corridor Resources, devenue Headwater Exploration, indiquait au gouvernement terre-neuvien qu’elle renonçait à renouveler son permis d’exploration du gisement.

Une demande similaire a été aussi déposée récemment au gouvernement du Québec.

La nouvelle avait été applaudie par les groupes environnementaux. C’est maintenant au tour des Premières Nations d’exprimer leur satisfaction.

Les communautés du Québec qui bordent le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent rappellent que les études environnementales menées par Québec et Terre-Neuve ne tenaient pas compte de leurs droits ancestraux ni des possibles répercussions sur la faune et la flore du golfe. Il n’y a pas d’études qui ont été capables de démontrer qu’il n’y a pas de dangers éventuels pour le Saint-Laurent, observe le conseiller stratégique aux communications du Secrétariat Mi'gmawei Mawiomi, Donald Jeannotte-Anglehart.

Le gisement Old Harry, à cheval sur les limites maritimes de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec.

Le gisement Old Harry, à cheval sur les limites maritimes de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec.

Photo : Radio-Canada / Carolanne Jean

Les communautés autochtones du Québec maritime sont aussi très actives dans l’industrie de la pêche. Les risques associés à l’exploitation d’un gisement pétrolier ou gazier dans le golfe étaient d’importantes préoccupations.

Comme Québec et Ottawa n’ont pas fermé la porte à d’autres projets dans le golfe, Donald Jeannotte-Anglehart souligne que les communautés demeureront vigilantes. C’est fini jusqu’à ce qu’il n’y ait pas un autre projet. On ne pense pas qu’il va y avoir un autre projet dans un bref laps de temps, mais on ne sait jamais : cette industrie est pleine de surprises, relève le conseiller.

De récentes mobilisations, comme celle des Wet’suwet’en, ont démontré la capacité d’action et d’influence des Premières Nations. Toutefois, les projets comme ceux de Old Harry suscitent souvent moins d’intérêt, estime le porte-parole micmac. Ce sont des projets qui sont isolés en milieux marins. Il y a des gens qui ne sont même pas au courant que ces projets existent. Le gouvernement a une obligation de consulter. Nous, c’est pour ça qu’on le sait.

Selon M. Jeanotte-Anglehart, la seule solution demeure un moratoire sur tout projet d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe.

Cette revendication est défendue depuis 2013 par les neuf communautés innues du Québec, les Wolastoqiyik Wahsipekuk au Bas-Saint-Laurent et les trois communautés micmaques du Gesgape’gewa’gi.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie pétrolière