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L’APNQL dénonce à son tour l'intervention du SPVM au square Cabot

Une intervention policière au square Cabot à Montréal le 3 mai a été dénoncée auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Une intervention policière au square Cabot à Montréal le 3 mai a été dénoncée auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Photo : Courtoisie Résilience Montréal

Après Femmes autochtones du Québec (FAQ), le Foyer pour femmes autochtones de Montréal et Résilience Montréal, c’est désormais l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) qui dénonce l’intervention policière jugée « abusive » à l’endroit d’une femme autochtone en détresse psychologique au square Cabot, à Montréal.

On ne pouvait pas garder sous silence l’intervention du SPVM, c’est une aberration totale, indique le chef de l’APNQL Ghislain Picard.

Alléguant qu’il s’agit d’un cas de discrimination systémique et de profilage racial , l’APNQL se joint symboliquement à la plainte officielle déposée vendredi par l’entremise de Femmes autochtones du Québec (FAQ) auprès de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec (CDPDJ).

Le 3 mai, un intervenant a réclamé une ambulance pour transporter une femme issue d’une Première Nation, en détresse psychologique, afin qu’elle reçoive des soins hospitaliers.

Ce sont plutôt 17 policiers du SPVM, dans plusieurs véhicules, qui ont été les premiers répondants, appuyés par l’escouade canine dans l’attente de l’ambulance.

Selon l’APNQL il s’agit d’une intervention inappropriée et excessive. L’organisation déplore qu'un incident de la sorte survienne au sein d’une ville qui se proclame métropole de la réconciliation

Il y a eu combien de travaux, de rapports ? De toute évidence, il y a des abus au niveau des droits humains de la part des forces policières, de quelle autre sorte de preuves a-t-on besoin pour que les autorités réagissent?, demande Ghislain Picard.

Photo de l'intervention policière au square Cabot à Montréal le 3 mai impliquant 17 policiers.

Une plainte a été déposée vendredi auprès de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec (CDPDJ).

Photo : Courtoisie Résilience Montréal

« En dépit de toutes les solutions présentées sur un plateau d’argent à coup de millions de dollars investis, qui incluent des appels à la justice (ENFFADA), des appels à l’action (commission Viens) [...], nous voyons encore se dérouler sous nos yeux d’évidents agissements abusifs policiers? », écrit la Cheffe Adrienne Jérôme de Lac-Simon en Abitibi, porte-parole du Conseil des femmes élues de l’APNQL. 

L’APNQL a fait parvenir mercredi une lettre à la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, à la ministre de la Justice, Sonia LeBel, ainsi qu'à la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour leur demander d'intervenir dans le dossier.

Quand j’ai appris qu’il n'y avait pas eu de réaction ni du SPVM, ni de la mairie... Ce silence nous a poussé à relancer les autorités compétentes, explique le chef de l’APNQL.

En octobre 2019, un rapport du SPVM indiquait que les personnes autochtones et noires ont quatre à cinq fois plus de chances d’être interpellées, par rapport aux personnes blanches, par les policiers du SPVM. 

Un ratio encore plus important chez les femmes autochtones, qui ont 11 fois plus de risques d’être interpellées. 

« Nous ne baisserons pas les bras et nous continuerons à faire preuve de détermination pour dénoncer tout cas de profilage racial et d’excès policier. Aucun autre recours n’est exclu dans le cas présent », conclut Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), dans le communiqué envoyé mercredi aux médias.

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