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Deux soeurs arrêtées à Opitciwan en possession d’une importante quantité de drogue

Les deux femmes se cachaient dans la maison de leur mère.

Une camionnette garée devant un poste de police.

Véhicule policier devant le bâtiment du service de sécurité publique de la communauté d’Opitciwan, en Haute-Mauricie.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Deux sœurs autochtones ayant un passé criminel ont profité du confinement lié à la COVID- 19 pour se cacher dans la communauté atikamekw d’Opitciwan, en Haute-Mauricie.

La communauté est particulièrement fermée en cette période; une guérite empêche les allées et venues pendant la pandémie.

Stacy Sikounik Denis-Damée était toujours en probation après avoir été reconnue coupable d’homicide involontaire de son père en juillet 2016. Sa sentence de six ans avait été réduite à deux ans en Cour d’appel en août 2018, assortie de trois ans de probation.

Sa sœur, Kelly-Marguerite Weizineau, avait été expulsée de la communauté après avoir été reconnue coupable de trafic de drogue en mars 2017. Elle ne peut y résider avant mars 2022. Or, ce n’est pas la première fois qu’elle se cache ainsi dans des domiciles privés pour éviter l’expulsion.

Le conseil de bande d’Opitciwan peut expulser de la communauté toute personne reconnue coupable de trafic de drogue, et ce, pour une durée de cinq ans. Le règlement avait été voté par référendum en 2017. 

Le règlement a obtenu l'aval de la Cour supérieure du Québec en 2018; un jugement qui a été qualifié de première au Canada. Le conseil de bande s’était tourné vers les tribunaux parce qu'il n’arrivait pas à expulser Kelly-Marguerite Weizineau, qui se cachait dans des domiciles privés. 

Plusieurs personnes dans la communauté savaient que les sœurs se cachaient et espéraient que le conseil et la police sévissent. Une descente menée le 15 avril à Opitciwan les a finalement débusquées à la maison de leur mère, Hughette Mequish.

Le chef de la police locale, Randy Weizineau, affirme y avoir saisi 3000 $, 100 comprimés de méthamphétamine, 27 grammes de cocaïne et beaucoup de médicaments d’ordonnance contenant de la morphine.

Les sœurs sont accusées de possession et de trafic de drogues. Leur mère, Hughette Mequish, qui a aussi été arrêtée, a été remise en liberté avec promesse de comparaître, car elle n’a pas d’antécédents criminels. 

Au procès de Stacy-Sikounik pour homicide involontaire, il a été mis en preuve que la jeune femme se droguait depuis l'âge de 9 ans, imitant ainsi ses parents qui avaient de graves problèmes de consommation. C’est d’ailleurs pourquoi sa sentence avait été réduite .

Stacy-Sikounik est actuellement détenue en attente de procès.

Sa soeur Kelly-Marguerite a été envoyée à la maison de thérapie Carignan pour six mois, en attendant son procès. 

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