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Pas de levée du confinement régional sans l’implication des Premières Nations

Des gardes surveillent une route d'entrée.

L'entrée d'Ekuanitshit est gardée 24h/24.

Photo : Gacieuseté de Jean-Charles Piétacho

Radio-Canada

La levée, partielle ou complète, des mesures de confinement annoncée mercredi par la vice-première ministre du Québec débutera dans les communautés autochtones quand elles-mêmes le décideront.

De Pakuashipi à Timiskaming, en passant par Opiticiwan, les Premières Nations au Québec veulent réviser les mesures exceptionnelles qu’elles ont prises depuis le début de la crise sanitaire selon leurs réalités.

Les annonces faites [mercredi] ne peuvent pas et ne doivent pas signifier un retour à la normale. Les mesures que mettent en place nos communautés pour protéger leurs populations doivent être appuyées à la hauteur des facteurs de risque qui rendent celles-ci les plus vulnérables face à la pandémie, a déclaré le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard.

Il réagissait ainsi à l’annonce de la vice-première ministre Geneviève Guilbault de la levée du confinement régional, tout en lui demandant d’impliquer les autorités des Premières Nations directement touchées par cette décision.

Depuis le début de la pandémie, la plupart des Premières Nations ont pris des mesures exceptionnelles pour contrôler l’accès à leurs communautés.

Prioriser la santé et la sécurité des Premières Nations

Mettre fin au contrôle de la circulation en région n’est pas sans inquiéter nos dirigeants, qui n’ont rien ménagé depuis le début de la crise pour limiter la propagation de la COVID-19 au sein de leurs populations, a rappelé le chef de l’APNQL.

L’accès aux régions est un danger de recontamination, ajoute Adrienne Jérôme, la cheffe de la communauté Anishinabe de Lac-Simon, près de Val-d'Or. Sa crainte : que les gens des grandes régions veuillent se réfugier là où il y a moins de COVID-19.

Au-delà d’un plan de relance économique, le chef Picard demande que les autorités en santé publique et les gouvernements travaillent en étroite collaboration avec les autorités autochtones afin que les actions soient conformes à leur réalité et à leurs attentes.

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