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Ça va bien aller, nous chantent les Atikamekw

Sakay Ottawa en studio à Manawan.

Sakay Ottawa en studio à Manawan

Photo : Anne-Marie Yvon

Diverses initiatives ont vu le jour depuis le début de la pandémie pour nous sortir de l’isolement imposé par le sournois virus. Et les artistes autochtones ne manquent pas d’imagination et de ressources pour nous changer les idées.

L’Atikamekw Sakay Ottawa a ouvert la porte de son studio d’artiste, tout en poursuivant son travail à la direction de l'école secondaire Otapi à Manawan. Et il s'est plongé dans la composition.

Il y a eu Ekuan pua, cette chanson de Philippe McKenzie reprise par un groupe d’artistes des Premières Nations sur YouTube.

Il y a maintenant Kata iti miroparin (ça va bien aller).

J’ai fait un projet avec des artistes atikamekw et j’ai créé cette chanson, explique l’auteur-compositeur-interprète.

Un message positif que je voulais apporter aux membres des communautés, toujours en lien avec l’histoire de nos ancêtres qui ont été forts à vivre, survivre différentes situations de la vie.

Le guitariste Ivan Boivin-Flamand, Wasimia Flamand Charland, de son nom d’artiste Wass, et Reginald Echaquan de Manawan font partie des collaborateurs.

Il faut aussi ajouter Laura Niquay de Wemotaci et Nikan Awashish et José-Noël Chachai d’Opitciwan. La pièce a été déposée mardi soir sur YouTube.

Et il y a le rendez-vous hebdomadaire du Centre d'amitié autochtone du Saguenay sur Facebook (Nouvelle fenêtre).

Chaque vendredi, le centre propose des performances artistiques en direct. Le 17 avril, Gilbert Piétacho et Nimuk Kanapé ont proposé leur répertoire musical.

Le 24 avril, ce sera au tour de Sakay Ottawa à 18 h 30, suivi à 20 h de Matiu. Le 1er mai, Natasha Kanapé Fontaine prendra la relève.

Sakay Ottawa se prépare. La majorité des chansons, ce sera de mon dernier album, dit-il avant de révéler qu’il interprétera aussi cette nouvelle pièce au titre de circonstance, Kata iti miroparin (ça va bien aller).

Sakay Ottawa, directeur de l'école Otapi

Sakay Ottawa, directeur de l'école Otapi

Photo : Radio-Canada

Sakay Ottawa, le directeur d’école

Quand il sort de son studio, Sakay Ottawa tente d’occuper les élèves en confinement. On a créé de l’espace sur notre site web pour que les enseignants puissent envoyer des travaux à faire, explique-t-il, tout en rappelant que ce ne sont pas toutes les familles qui ont accès à la technologie à la maison.

Le directeur de l’école secondaire Otapi réfléchit aussi au retour en classe, qui constitue un vrai casse-tête.

Il s’inquiète pour la motivation de ses élèves alors que le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, annonçait le 22 mars l’annulation des examens ministériels. Les jeunes vont-ils être aussi motivés de revenir à l’école?

Des scénarios sont envisagés pour la reprise des classes, en tenant compte de la santé des enseignants et des élèves. 80 % de mon personnel est confiné à l’extérieur de la communauté, mentionne-t-il.

Ils vont revenir de villes différentes où il y a des cas de COVID. Accepteront-ils d’être confinés [mis en quarantaine] avant d’aller travailler pour s’assurer qu’ils n’ont pas les symptômes?

Autant de questions qui surgissent et auxquelles il faudra trouver réponse. Sans compter un événement charnière dans la vie des élèves de 5e secondaire, le bal des finissants.

Le premier scénario, c’est de le reporter en août, mais est-ce qu’on sera autorisés à faire des rassemblements de 300 personnes? Je ne sais pas! Un autre scénario suggère le mois d’octobre.

Entre-temps, pour garder le moral, Sakay Ottawa chante et nous rappelle que Kata iti miroparin (ça va bien aller).

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