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Une bourse qui tombe à point pour Caroline Monnet

Caroline Monnet devant une murale composée de nombreux motifs.

L'artiste Caroline Monnet devant une tapisserie qu'elle a créée spécifiquement pour l'exposition à la Galerie du Nouvel-Ontario.

Photo : Radio-Canada / Sophie Houle-Drapeau

Un seul lauréat parmi cinq finalistes aurait dû obtenir le prix Sobey 2020, doté d’un chèque de 100 000 $. Mais la COVID-19 change les règles du jeu cette année. Ce sont plutôt 25 artistes, sélectionnés par le jury lors de la première phase du concours, qui recevront chacun 25 000 $, dont Caroline Monnet.

Quand la crise a commencé, je venais d’ouvrir une exposition, raconte l’artiste multidisciplinaire originaire d’Aylmer.  

Mais tout comme les musées et autres lieux d’exposition, la galerie Division à Montréal qui abritait ses œuvres a dû fermer ses portes jusqu’à une date indéterminée.

C’est le travail d’une année qui s’effondre pour la jeune femme, puisque personne ne pourra voir son travail. Une version en ligne n’est pas la meilleure forme pour les arts visuels, contrairement à l’événementiel.

Tous ses projets à venir, que ce soit les conférences, événements ou autres expositions sont annulés ou reportés.

Dans ces temps difficiles, incertains, on ne sait pas quand on va pouvoir exposer la prochaine fois, poursuit Caroline Monnet. On ne peut pas produire de nouvelles œuvres parce que tout est fermé, on ne peut pas faire d’expo; ça permet [le prix Sobey] d’alléger la pression des prochains mois.

C’est quand même le prix le plus prestigieux en art visuel au Canada donc c’est une belle reconnaissance du travail.

Une citation de :Caroline Monnet

Créé en 2002 par la Fondation Sobey pour les arts, le prix Sobey récompense annuellement des artistes de 40 ans ou moins qui ont  présenté leurs œuvres dans une galerie d’art publique ou commerciale. 

En venant ainsi en aide à 25 d’entre eux, en cette période particulièrement difficile, Rob Sobey le président de la Fondation souhaite que l’aide apportée leur permette de continuer à rassembler le public autour de leurs œuvres.

Cette situation exceptionnelle, historique et difficile aura de profondes incidences sur la vie et le travail des artistes, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde.

Une citation de :Rob Sobey

C’est un geste exemplaire et visionnaire, souligne Caroline Monnet. C’est extrêmement généreux de la part du comité Sobey d’avoir fait cela.

En réfléchissant aux artistes, particulièrement vulnérables, ils ont besoin de support, d’appui et de visibilité , constate aussi Josée Drouin-Brisebois, la conservatrice principale de l’art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada.

La sélection des cinq artistes finalistes du prix Sobey pour les arts n’aura pas lieu, tout comme l’exposition annuelle de leurs œuvres, le gala de dévoilement du lauréat, ou même le programme de résidences internationales, ça nous a permis de mettre l’argent qui allait normalement dans la programmation, de la donner directement aux artistes, explique Josée Drouin-Brisebois.

Quelque chose de cette pandémie

La pandémie aura-t-elle inspiré Caroline Monnet? Moi, dans ma démarche je ne suis pas en train de développer des projets spécifiquement en lien avec la pandémie, répond-elle, mais ça crée toute une ambiance qui affecte le travail qu’on fait.

La responsabilité des artistes, c’est de répondre à l’époque dans laquelle on vit et d’être en réponse à notre environnement.

Une citation de :Caroline Monnet

L'artiste multidisciplinaire avoue ne pas avoir arrêté de travailler.

La recherche dans différents projets continue de l’occuper tout comme le montage de son film Bootlegger, tourné l’automne dernier, un long métrage qui lui a permis de reconnecter avec sa communauté d’origine Kitigan Zibi Anishinabeg et qu'elle a hâte de présenter au grand public.

Avec la collaboration et les informations de Valérie Lessard, Radio-Canada Ottawa

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