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45 cas de COVID-19 dans les communautés autochtones au pays

Portrait de Marc Miller.

Le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Il est difficile d’évaluer quelle sera l’ampleur de la pandémie dans les communautés autochtones au Canada, mais tout est mis en place pour « agir agressivement » en tirant les leçons de ce qui s’est fait ailleurs dans le monde.

Aucune communauté ne sera ignorée dans cette lutte, a précisé, lors d’une conférence de presse vendredi, le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, après avoir révélé le nombre actuel de cas confirmés.

40 personnes des communautés des Premières Nations, dont 4 en Saskatchewan, 11 en Ontario et 25 au Québec, ont été déclarées positives en date du 9 avril, et 5 cas sont aussi à déplorer chez les Inuit du Nunavik. D’autres personnes attendent le résultat de leur test.

Aucune raison de se réjouir, on en est au tout début, craint le ministre Miller en précisant que plusieurs facteurs influencent l’éclosion du virus. Il mentionne les cas déclarés dans des communautés autochtones plus à risque de par leur proximité avec des villes, par exemple Kahnawake au Québec et Six Nations en Ontario.

L’important dans tout ça, c’est d’agir vite, dit Marc Miller qui conseille de se fier d’abord et avant tout au leadership médical dans la communauté et de suivre à la lettre les plans de pandémie présents dans 90 % des communautés autochtones.

Le ministre insiste également sur les mesures agressives d’hygiène à prendre pour prévenir l’entrée du coronavirus dans les communautés.

Les statistiques qu’on a sont positives pour l’instant, mais il faut se préparer au pire.

Une citation de :Marc Miller, ministre des Services aux Autochtones

Le ministre rappelle que des déterminants socioéconomiques défavorisent aussi les Autochtones, et c’est avec cela qu’on compose.

Marc Miller dit travailler de concert avec les chefs autochtones et les communautés de partout au Canada pour nous assurer que les ressources nécessaires, tels que les équipements de protection individuels […] sont en place pour prévenir et combattre la propagation de la COVID-19.

Légende : La petite Roseanna, qui vit avec sa mère Glenda Stevens à Kitigan Zibi, a toujours bu de l'eau en bouteille.

Problème d'eau potable sur la réserve autochtone anichinabée de Kitigan Zibi, au Québec. La petite Roseanna, qui vit avec sa mère Glenda Stevens à Kitigan Zibi, a toujours bu de l'eau en bouteille.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Distribution d’eau potable

Des bouteilles d’eau ont été distribuées dans certaines communautés et pourraient être utilisées pour se laver les mains, explique encore le ministre Miller en précisant que dans certaines d’entre elles, il ne faut pas consommer l’eau du robinet, ni même l’utiliser pour se laver.

Et c’est un peu une honte qu’il y ait encore des avis d’ébullition d’eau au Canada […] c’est avec cette optique qu’on s’est attaqué très agressivement pour investir massivement dans les infrastructures pour produire de l’eau de potable.

Les communautés aux prises avec des avis d’ébullition d’eau ont également reçu des produits désinfectants en plus grande quantité.

Prêt à répondre aux besoins des provinces

Le ministre Miller dit avoir entendu l’appel pressant du chef Steeve Mathias, de la Première Nation Long Point à Winneway, en Abitibi-Témiscamingue, il y a quelques jours et y avoir répondu. Ce dernier voulait obtenir de l’appui pour faire respecter l’ordre dans sa communauté.

Il se dit également prêt à déployer des unités médicales amovibles au besoin, et il n’écarte pas la possibilité de permettre le recours à des agences privées si des communautés le demandent.

Le médecin en chef de la santé publique, le Dr Tom Wong, était également présent à ce point de presse. Il a réitéré les mesures de base qui permettent de sauver des vies.

Outre la distanciation sociale, il rappelle qu’il faut éviter les rassemblements, éviter de serrer des mains et d’avoir des contacts avec les personnes vulnérables, en particulier les aînés.

Le Dr Wong a aussi lancé un appel aux infirmières, dont celles qui ont récemment terminé leurs études, les incitant à venir travailler dans les communautés nordiques, en manque de personnel soignant, parce que le Nord a besoin de vous.

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