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Cafouillage dans 2 hôpitaux : l’APNQL demande à Québec d’agir

Photo du chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, qui demande au gouvernement du Québec et aux autorités de la santé publique de fournir rapidement des tests de dépistage pouvant être effectués localement dans les communautés autochtones.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, demande au gouvernement du Québec et aux autorités de la santé publique de fournir rapidement des tests de dépistage pouvant être effectués localement dans les communautés autochtones.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador lance un cri d'alarme au gouvernement du Québec et aux autorités de la santé publique afin de fournir le plus rapidement possible aux communautés autochtones des tests de dépistage pouvant être effectués localement.

Espaces autochtones rapportait mercredi qu’au moins deux Innus infectés par le coronavirus, dont un membre du Comité des mesures d’urgence de Uashat mak Mani-utenam, se sont vu refuser des tests de la COVID-19, alors qu’ils étaient bel et bien porteurs du virus. 

« Les faits rapportés par Radio-Canada [...] sont pour le moins troublants et méritent l’attention immédiate du gouvernement du Québec et des autorités compétentes en santé publique », affirme Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), dans un communiqué publié vendredi. 

Retournées chez elles avec un faux diagnostic, ces personnes ont été en contact avec de nombreux membres de la communauté de Uashat mak Mani-utenam, si bien que les autorités ont dû se placer en quarantaine. 

Espaces autochtones relatait que l'une des personnes a dû retourner à trois reprises à l'hôpital de Sept-Îles, avant d’obtenir le test. 

« Deux membres de la nation innue (...) n’ont pas reçu l’attention et les consignes appropriées de deux hôpitaux sur la Côte-Nord. », déplore Ghislain Picard.

Nos populations sont plus vulnérables devant la pandémie

Ghislain Picard

« Rappelons que le surpeuplement des logements, l’éloignement géographique, la langue, les facteurs de risques psychosociaux, le haut taux de maladies chroniques, l’insécurité alimentaire et le manque de ressources et de professionnels sont autant de facteurs qui augmentent la vulnérabilité de nos populations », indique le chef de l’APNQL. 

L’APNQL rappelle avoir demandé dès le début de la crise que des mesures soient prises par les autorités pour permettre aux communautés d'effectuer des tests de dépistage localement. 

« Même si quelques communautés ont enfin pu conclure une entente à cet effet, plusieurs autres communautés demandent d’avoir la même opportunité afin de limiter les déplacements, donc réduire les risques de propagation, et diminuer l’anxiété [...] de devoir se déplacer inutilement à l’extérieur de la communauté », explique Ghislain Picard.

L’heure n’est plus de savoir quel gouvernement est responsable de quoi. L’APNQL s’attend à ce que les gouvernements prennent leurs responsabilités

Ghislain Picard

Rappelons que les tests de dépistage sont gérés par les laboratoires de chaque province.

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador doit s'entretenir vendredi avec les autorités de la santé publique du Québec et le ministre fédéral des Services aux Autochtones Marc Miller.

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