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COVID-19 : Kahnawake et Kanesatake ferment leurs entreprises et commerces

Un kiosque de vente de cigarettes dans la communauté mohawk de Kanesatake, située près de Montréal.

Les commerces et les entreprises de Kanesatake, comme ceux de Kahnawake, ferment pendant la crise de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Les communautés mohawks de Kahnawake et Kanesatake dans la région de Montréal prennent les grands moyens et procèdent à la fermeture des entreprises et commerces sur leur territoire respectif.

À Kahnawake, le commissaire à la sécurité publique Lloyd Phillips en a fait l’annonce lors d’une présentation quotidienne diffusée sur YouTube. Les commerces de tabac et les usines doivent donc fermer, a-t-il indiqué, et les rassemblements dans les églises, les maisons longues et les salles de réception sont annulés.

Les personnes de l'extérieur de la communauté qui voudraient acheter du tabac par exemple sont interdites d'entrée.

« Cela est pour minimiser le nombre de personnes de l’extérieur de rentrer, des gens dont nous ne savons pas d’où ils viennent. Il faut assurer la sécurité de notre communauté », a-t-il dit.

M. Phillips a également demandé à ses concitoyens de rester le plus possible dans la communauté, limitant ainsi une éventuelle propagation communautaire du virus.

Une médecin qui travaille à Kahnawake a contracté la COVID-19. Elle ne fait toutefois pas partie de la communauté mohawk.

Lors de la présentation, Lisa Westaway, directrice générale du centre hospitalier Kateri Memorial Hospital Centre, a indiqué que des centaines de personnes avaient été testées dans la communauté.

Un groupe de travail, le COVID-19 Task Force, a été mis sur pied pour faire face à la pandémie et se réunit quotidiennement afin d'évaluer les besoins.

À Kanesatake

À Kanesatake, au nord-ouest de Montréal, le conseil de bande annonce la « fermeture complète » de toutes les entreprises sur son territoire.

Dans un communiqué, le conseil rappelle que la moitié de ses membres ont « des conditions de santé précaires comme le cancer, le diabète, des problèmes respiratoires, une pression artérielle élevée », ce qui les expose à des complications graves liées à la COVID-19.

Le conseil aurait rencontré les commerçants vendredi au sujet des fermetures envisagées. Les commerçants auraient été généralement réceptifs à l’idée formulée par le conseil de bande.

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