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GNL : entente préliminaire entre Gazoduq et 8 communautés autochtones

Conduite de gaz naturel.

Une longue conduite souterraine de gaz naturel pourrait relier l’Ontario au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Photo : La Presse canadienne

Huit communautés autochtones se sont entendues avec l’entreprise Gazoduq afin d’analyser, ensemble, les répercussions du projet de pipeline de gaz naturel de 780 km entre le nord-est de l’Ontario et Saguenay. Mais cette entente ne veut pas dire que ces communautés consentent au chantier, tient-on à préciser.

« Ces Premières Nations s’unissent afin d’analyser les impacts du Projet, de faire respecter leurs droits et que leurs préoccupations soient prises en compte », peut-on lire dans un communiqué envoyé mercredi après-midi par Gazoduq.

« C’est une entente initiale pour prévoir comment le reste des discussions auront lieu, et permettre aux Premières Nations d’être consultées », affirme en entrevue Jacynthe Leroux, avocate pour la société Mamo Aki, une nouvelle société créée par ces communautés pour analyser les effets environnementaux et économiques du projet.

Le gazoduc divise les communautés qu’il traverse – Wahgoshig, Abitibiwinni, Lac Simon, Opitciwan, Wemotaci, Pekuakamiulnuatsh, Essipit et Pessamit. Alors que plusieurs conseils de bande ont choisi de ne pas prendre position sur le projet, d’autres s’y sont vivement opposés

C’est le cas du Conseil de la Nation Anishnabe de Lac Simon. « Il n’est pas question que le pipeline passe chez nous », avait dit l’année dernière la chef Adrienne Jérôme à Espaces autochtones, évoquant les risques de déversement et la coupe de forêt dans les territoires de chasse.

Me Leroux ne voit pas de contradiction entre ces affirmations et la nouvelle entente. « Lac Simon a tout intérêt à ce stade de recueillir le plus d’information possible, à être informé des travaux que veut faire Gazoduq sur le territoire, et surtout comment [le gazoduc] va être construit », dit-elle.

À la fin de février, le conseil de bande de Wemotaci a envoyé un communiqué à ses membres pour clarifier des « informations erronées » circulant sur les réseaux sociaux voulant qu’il eût consenti au projet de construction de conduite souterraine de gaz naturel.

Des discussions entre les communautés et Gazoduq auront bientôt lieu, affirme Me Leroux. Des rencontres communautaires ou des référendums pourraient avoir lieu, selon ce que décidera le conseil de bande.

Le dos large

La semaine dernière, l'avenir du projet énergétique – le gazoduc comme son usine de liquéfaction qu’il doit alimenter – paraissait compromis par le retrait de l'investisseur américain Berkshire Hathaway, un groupe présidé par le milliardaire Warren Buffett. Les blocages ferroviaires liés aux manifestations en soutien à la nation wet’suwet’en, en Colombie-Britannique, en seraient la principale raison.

« Les Autochtones ont le dos large, mais c’est pas juste les Autochtones qui questionnent ce genre de projet, c’est la population en général qui pose ce genre de questions », avait dit la semaine dernière le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw Constant Awashish en entrevue à Espaces autochtones.

Le chantier de 14 milliards de dollars est en attente d'autorisations environnementales. Le projet sera examiné par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) dans les prochaines semaines.

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